La République démocratique du Congo (RDC), la Libye et la Somalie, regroupées au sein du bloc africain A3 au Conseil de sécurité des Nations unies, ont réaffirmé jeudi leur engagement en faveur de l’élimination complète des armes chimiques en Syrie, à l’occasion d’une réunion consacrée à la situation au Moyen-Orient.
S’exprimant lors de la 10217e séance du Conseil de sécurité, les trois pays africains ont salué les progrès enregistrés dans la coopération entre les autorités syriennes et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Ils ont néanmoins insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de vérification et de régler les questions encore en suspens afin de garantir le respect intégral des engagements internationaux de la Syrie.
Dans leur déclaration commune, les A3 ont souligné l’importance d’une collaboration étroite avec l’OIAC et ont plaidé pour un financement prévisible et durable des mécanismes chargés de superviser le désarmement chimique. « Nous réaffirmons notre engagement en faveur de l’élimination complète des armes chimiques en Syrie », ont déclaré les représentants du groupe, rappelant leur attachement à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.
Cette prise de position intervient alors que les Nations unies et l’OIAC font état de nouvelles avancées dans les opérations de destruction des reliquats du programme chimique syrien. Selon des responsables onusiens, plusieurs munitions et installations liées à la production ou au stockage d’armes chimiques ont récemment été identifiées puis neutralisées sous supervision internationale.
Les A3 ont également réaffirmé que l’utilisation d’armes chimiques demeure inacceptable en toutes circonstances et ont appelé à la poursuite des efforts internationaux visant à renforcer la transparence, la responsabilité et la sécurité dans la région. Cette position s’inscrit dans la continuité des engagements du groupe africain en faveur du multilatéralisme et du respect du droit international.
La question des armes chimiques en Syrie reste régulièrement inscrite à l’ordre du jour du Conseil de sécurité, plus d’une décennie après l’adoption des premières résolutions exigeant le démantèlement de l’arsenal chimique syrien sous contrôle international.
HERVÉ KABWATILA




























































