Le processus diplomatique le plus confidentiel de la planète est officiellement lancé. Jeudi 30 juillet 2026, les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies se sont réunis à huis clos pour procéder au premier vote indicatif (straw poll) visant à évaluer les candidats à la succession d’António Guterres. Cet exercice crucial a été entièrement supervisé par la République démocratique du Congo, qui assure la présidence mensuelle de l’organe exécutif de l’ONU.
À l’issue de ce scrutin secret, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies, s’est exprimé devant les journalistes au Media Stakeout pour officialiser la tenue du vote, tout en préservant le secret absolu des bulletins, conformément à la tradition onusienne.
Le « vote indicatif », introduit dans les années 1980, sert à tester la viabilité des candidatures avant une recommandation officielle à l’Assemblée générale. Lors de ce premier tour, les ambassadeurs disposaient de bulletins contenant les noms des sept candidats officiellement déclarés. Pour chacun d’eux, trois options étaient possibles : « Encourage », « Décourage » ou « Sans opinion ».
Bien que le Président congolais du Conseil ait refusé de divulguer les chiffres, affirmant simplement que « tout le monde se débrouille bien », plusieurs fuites diplomatiques rapportées par la presse internationale indiquent que la Costaricaine Rebeca Grynspan (patronne de la CNUCED) aurait pris la tête du scrutin avec 10 votes favorables. Elle devance de peu la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett (9 voix) et l’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’AIEA (7 voix).
La liste des prétendants pour le mandat 2027-2031 comprend quatre femmes et trois hommes, avec des figures marquantes telles que Michelle Bachelet (Chili), Rebeca Grynspan (Costa Rica), et Macky Sall (Sénégal).
Pour la diplomatie congolaise, la gestion de ce scrutin hautement stratégique marque un succès politique au sein de l’arène internationale. L’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a précisé que les résultats détaillés ont été transmis individuellement aux États membres ayant proposé les candidats, ainsi qu’à la présidence de l’Assemblée générale.
Le processus va s’étaler sur plusieurs mois. Pour l’emporter, le futur vainqueur devra obtenir au moins 9 voix favorables sur 15, mais surtout éviter le veto de l’un des cinq membres permanents (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), dont les positions restent pour l’heure très divisées. Une nouvelle série de scrutins indicatifs sera programmée prochainement sous l’égide des présidences successives du Conseil.
JAMES KABWE



























































