En RDC, l’option d’un dialogue national inclusif réunissant tous les acteurs autour d’une table, semble désormais irréversible. À Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya l’a affirmé lors d’un colloque avec les jeunes.
Lors de son intervention, ce membre du gouvernement a présenté un parallélisme entre le dialogue et un processus de nettoyage des linges sales en famille.
Selon lui, les crises auxquelles le pays fait face ne relèvent pas d’une crise de légitimité.
« Le Président a été élu massivement à 73% », a-t-il insisté, notant même que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a reconnu la victoire du Président.
« Nous n’avons pas de crise politique, mais une agression extérieure », a-t-il déclaré.
Dans le cadre de cette initiative, Patrick Muyaya a évoqué les récentes discussions menées à Luanda, en Angola, où le Président Tshisekedi a été invité par son homologue angolais, actuellement président de l’Union Africaine, à collaborer pour une cessation des hostilités.
Le ministre de la Communication a également révélé l’existence d’une feuille de route conjointe élaborée avec des représentants des Églises catholique, protestante et de réveil, en collaboration avec le cabinet de la présidence. Ce plan inclut le dialogue politique qui viendra compléter les discussions militaires en cours à Washington et Doha.
« Mais il faut savoir que sur le dialogue, le Président avait déjà donné son accord depuis longtemps. Le dialogue politique qu’on veut faire, c’est un dialogue qui doit être complémentaire aux dialogues militaires que nous avons avec le Rwanda à Washington et avec le M23 à Doha. On n’a pas fini, il reste la mise en œuvre », a expliqué le porte-parole du gouvernement.
À ce stade, le gouvernement a réaffirmé son engagement à veiller à ce que ces dialogues soient complémentaires et cohérents, afin de traiter tous les aspects de la crise.
« En interne, au moment venu, c’est le Président qui va convoquer ces dialogues, mais ces derniers doivent venir se mettre en cohérence avec ce qu’on aura fait à Washington et à Doha, pour être sûr que nous avons tous les pans de la crise », a-t-il ajouté.
Toutefois, Muyaya a mis en garde contre la politisation des débats tout en dénonçant une propagande destinée à désorienter l’opinion publique.
Mont Carmel NDEO































































