Le journaliste d’investigation congolais Gauthier Sey, patron du média en ligne Netic News, a été évacué vers Paris, en France, afin d’y recevoir une prise en charge médicale adaptée à la gravité de son état. Cette mesure intervient peu après son apparition tumultueuse aux Cliniques Ngaliema de Kinshasa, consécutive à ce qui est décrit comme un enlèvement.
L’annonce de son évacuation sanitaire a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et des rédactions kinoises. Selon plusieurs sources concordantes, l’état de santé du professionnel des médias a exigé un transfert urgent vers des infrastructures hospitalières plus spécialisées à l’étranger.
Pour rappel, Gauthier Sey avait été porté disparu dans des circonstances particulièrement floues. C’est au sein de la Clinique Ngaliema qu’il a finalement été localisé. D’après des témoignages recueillis sur place, le journaliste est arrivé au centre hospitalier affaibli, présentant des vertiges, des difficultés à s’exprimer ainsi que des traces de sang visibles au niveau des lèvres.
Plusieurs observateurs et proches évoquent des indices concordants de violences physiques majeures subies durant sa détention par ses ravisseurs. Pris en charge en urgence par les équipes médicales de Kinshasa pour recevoir les premiers soins de stabilisation, la décision d’un transfert vers l’Europe s’est rapidement imposée face à la complexité de ses traumatismes.
Cet événement dramatique s’inscrit dans un contexte déjà lourd pour le directeur de Netic News, habitué aux joutes judiciaires et aux dossiers d’investigation sensibles à Kinshasa. Le journaliste s’était retrouvé récemment au cœur de vives polémiques et de procédures judiciaires impliquant plusieurs personnalités politiques et publiques de premier plan en République Démocratique du Congo.
Si les circonstances exactes de son enlèvement et de sa séquestration restent encore à élucider par les autorités compétentes, cette agression suscite une vague d’indignation et relance le débat crucial sur la sécurité des professionnels des médias en RDC. Les jours à venir devraient permettre d’en savoir plus sur l’évolution de son état de santé depuis la capitale française.
JAMES KABWE



























































