La République démocratique du Congo (RDC) et le Canada ont réaffirmé leur engagement à intensifier leur collaboration dans le domaine judiciaire, lors d’une rencontre officielle tenue mercredi 07 janvier 2026 à Kinshasa. Selon un communiqué du ministère congolais de la Justice, ces échanges visaient à promouvoir la formation des acteurs judiciaires, l’appui technique aux réformes institutionnelles et le renforcement de l’État de droit.
Le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, a accueilli une délégation canadienne composée de Christophe Kadji, chargé de coopération à l’ambassade du Canada en RDC, et du consul Marcel Gnali-Gomes. Les discussions ont souligné l’importance d’une coopération bilatérale pour améliorer l’efficacité du système judiciaire congolais, souvent critiqué pour ses lenteurs et ses défis en matière de corruption et d’accès à la justice.
« Le Canada est disposé à accompagner la RDC dans la modernisation de son système judiciaire », a déclaré Christophe Kadji lors de la rencontre. Il a ajouté : « Nous avons trouvé un partenaire ouvert à une coopération effective, ce qui nous permet d’envisager des initiatives concrètes pour renforcer l’État de droit. »
Les deux parties ont convenu de maintenir un contact permanent afin que cette collaboration bénéficie directement à la population congolaise. Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large des relations diplomatiques entre les deux pays, qui incluent déjà des partenariats dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement durable. Le Canada, par le biais de son agence de développement international, apporte régulièrement une aide technique à la RDC, notamment dans la lutte contre l’impunité et la promotion des droits humains.
Cette annonce survient alors que la RDC fait face à des réformes judiciaires urgentes, avec des rapports récents de l’ONU soulignant les besoins en formation et en ressources pour les tribunaux. Les prochaines étapes incluront probablement des programmes de formation conjoints et des échanges d’experts, bien que les détails opérationnels restent à définir.
HERVÉ KABWATILA































































