Une découverte macabre vient de plonger la province du Sud-Kivu dans la stupeur et le deuil. Le gouverneur de province, Jean-Jacques Purusi, a officiellement annoncé la découverte d’au moins 344 corps répartis dans trois fosses communes dans la ville d’Uvira et ses zones périphériques, une situation mise au jour à la suite du retrait des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23.
Cette annonce réévalue dramatiquement à la hausse les bilans humains initialement suspectés dans la région après les vagues d’exactions. Les détails de cette tragédie confirment l’ampleur du drame humanitaire subit par les populations civiles locales sous l’occupation rebelle.
Les équipes médico-légales et de sécurité déployées dans la zone ont mis à jour ces sites d’inhumation clandestine peu de temps après la reprise en main de l’administration locale par les autorités provinciales. Selon les déclarations du chef de l’exécutif provincial, le décompte macabre atteint désormais au moins 344 victimes, témoignant de massacres de masse perpétrés de sang-froid à l’encontre de la population civile avant que les troupes rebelles ne soient contraintes de battre en retraite.
Plusieurs localités du territoire d’Uvira font l’objet d’investigations judiciaires approfondies. Récemment, l’Auditorat militaire supérieur de la province avait déjà identifié d’autres sites d’inhumations de masse, notamment dans les cités de Sange et de Luvungi, confirmant une politique de terreur systématique.
Face à ce que le gouvernement provincial qualifie de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, Jean-Jacques Purusi exige une réponse ferme de la justice congolaise et internationale. L’appareil judiciaire militaire a d’ores et déjà ouvert des enquêtes ciblant directement les commandants et les dirigeants de la coalition AFC/M23 afin d’établir formellement les responsabilités de cette barbarie.
Des appels pressants sont également lancés en direction des organisations internationales de défense des droits de l’homme ainsi que de l’ONU pour accompagner l’État congolais dans la sécurisation des sites, la réalisation des exhumations dans le respect des normes internationales, et l’identification rigoureuse des victimes.
JAMES KABWE




























































