La Belgique maintient sa position sur l’intégrité territoriale et la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC), malgré la reprise du dialogue diplomatique avec le Rwanda. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, l’a réaffirmé mardi, alors que les relations entre les deux pays avaient connu plusieurs mois de tensions.
Bruxelles entend renouer le dialogue avec Kigali sans pour autant modifier sa position sur la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée mardi, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a souligné la nécessité de maintenir des canaux diplomatiques, y compris pour aborder les désaccords persistants.
« Nous avons convenu de l’importance d’un dialogue systématique, y compris sur les points de désaccord qui subsistent, tels que le conflit dans l’est de la #RDC », a écrit le ministre belge.
Selon Maxime Prévot, le rétablissement des relations diplomatiques entre États ne doit pas être interprété comme un abandon des positions défendues par Bruxelles sur le conflit congolais.
« Le rétablissement des relations diplomatiques entre États ne signifie pas renoncer à notre position, mais disposer de canaux de dialogue structurés », a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie belge a également réaffirmé son attachement à l’intégrité territoriale de la RDC. « Je continuerai pour ma part à défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la #RDC », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la situation dans l’est de la RDC, où Kinshasa accuse notamment le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle du M23 et de contribuer à l’occupation de certaines zones du territoire congolais. Kigali conteste ces accusations et affirme pour sa part agir notamment en réponse aux menaces sécuritaires provenant de l’est de la RDC.
La reprise du dialogue entre la Belgique et le Rwanda marque ainsi une volonté de rétablir des relations diplomatiques et de maintenir des échanges institutionnels, sans que Bruxelles ne renonce, selon son ministre des Affaires étrangères, à ses positions concernant la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
Le gouvernement belge entend donc privilégier le dialogue comme moyen de traiter les différends, tout en maintenant sa position sur le respect des frontières et de la souveraineté congolaises.
HERVÉ KABWATILA



























































