Le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a salué l’annonce du prochain lancement d’un dialogue politique inclusif en République démocratique du Congo (RDC), une initiative présentée à la suite des échanges entre le président Félix Tshisekedi et les responsables des confessions religieuses du pays.
Dans un message publié mercredi sur le réseau social X, le chef de la diplomatie belge a qualifié cette perspective d’« encourageante », estimant qu’elle pourrait contribuer à faire face aux nombreux défis politiques, sécuritaires et sociaux auxquels la RDC est confrontée.
« Le lancement prochain d’un dialogue politique inclusif en RDC, tel qu’annoncé par les autorités et les confessions religieuses, est encourageant », a déclaré Maxime Prévot.
Selon le responsable belge, cette démarche s’inscrit dans la recherche de l’unité nationale et du renforcement de la cohésion sociale dans un contexte marqué par des défis majeurs, notamment l’insécurité persistante dans l’est du pays et les tensions politiques internes.
La Belgique, qui affirme accompagner depuis plusieurs années les initiatives de dialogue et de consolidation de la paix en RDC, encourage l’ensemble des parties prenantes à s’engager dans le processus avec responsabilité et dans un esprit constructif.
« À ce stade initial, j’encourage tous les acteurs à jouer leur rôle avec responsabilité, dans un esprit de bonne foi et d’engagement en faveur de la paix, de la stabilité et des principes démocratiques », a insisté le ministre belge.
Alors que les préparatifs du dialogue se poursuivent, aucune date officielle ni feuille de route détaillée n’ont encore été communiquées par les organisateurs. Les attentes demeurent néanmoins importantes quant à la capacité de cette initiative à favoriser un consensus national sur les questions prioritaires du pays.
L’annonce de ce dialogue intervient après l’engagement pris par le président Félix Tshisekedi à l’issue de sa rencontre avec les représentants des principales confessions religieuses de la RDC.
Ces derniers plaident depuis plusieurs années pour un cadre de concertation capable de rassembler les différentes sensibilités politiques et sociales autour des enjeux de paix, de gouvernance et de développement.
Cette nouvelle initiative rappelle également les efforts menés par le tandem CENCO-ECC, qui avait présenté il y a un an à Maxime Prévot le projet intitulé « Pacte Social pour la Paix et le Bien-Vivre Ensemble en RDC et dans les Grands Lacs ». Cette démarche visait à réunir autour d’une même table les acteurs politiques, sociaux et institutionnels afin de favoriser le retour de la paix dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
Présenté à plusieurs chefs d’État africains ainsi qu’aux autorités françaises, ce projet n’avait toutefois pas reçu l’adhésion du pouvoir congolais à l’époque.
L’ouverture annoncée d’un dialogue politique inclusif intervient dans un contexte où la RDC fait face à des défis sécuritaires persistants dans l’est du pays, à des tensions politiques récurrentes ainsi qu’à des préoccupations socio-économiques importantes.
Pour plusieurs observateurs, la réussite de cette initiative dépendra de la participation effective des différentes forces politiques et sociales, mais aussi de la capacité des acteurs à privilégier l’intérêt général et la recherche de solutions consensuelles pour la stabilité du pays.
L’appel lancé par la Belgique s’inscrit ainsi dans une volonté de soutenir tout processus susceptible de renforcer la paix, la cohésion nationale et la consolidation démocratique en République démocratique du Congo.
HERVÉ KABWATILA




























































