La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a exhorté les autorités du pays et les acteurs politiques à trouver un équilibre entre la sécurité nationale et le respect des droits fondamentaux.
Cet appel fait suite à une crispation de l’espace politique, marquée par des arrestations d’acteurs politiques de l’opposition, principalement pour des liens présumés avec l’AFC-M23, une rébellion soutenue par le Rwanda, dans l’est du pays.
D’emblée, cette organisation d’appui à la démocratie souligne que le pays traverse une période sensible, caractérisée par des atteintes à la souveraineté nationale ainsi que par des menaces pesant sur la stabilité des institutions et sur les droits fondamentaux des citoyens.
« Dans ce contexte sécuritaire exceptionnel, la CNDH prend acte des efforts déployés par les institutions de l’État et par les services habilités pour assurer la protection de l’intégrité territoriale, la sauvegarde de l’ordre constitutionnel et la prévention de toute action susceptible de porter atteinte à la sécurité nationale », a déclaré Paul Nsampu, président de la CNDH.
Cependant, il a insisté sur le professionnalisme et le respect de la loi par les services de sécurité et de renseignement lors de l’exécution de leurs missions.
« La CNDH rappelle que la liberté individuelle demeure un droit fondamental garanti par la Constitution et que toute arrestation ou détention doit être effectuée conformément à la loi, dans le respect des garanties procédurales et des droits de la défense », a ajouté Paul Nsampu.
Pour étayer son argumentaire, la CNDH souligne que la RDC a ratifié des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme garantissant les principes de légalité et de proportionnalité.
Aux acteurs politiques, institutionnels et sociaux, la CNDH préconise la retenue et le respect de l’État de droit, afin de préserver la cohésion nationale, la paix sociale et les libertés fondamentales.
L’appel de la CNDH intervient dans un contexte où plusieurs opposants sont en détention pour complicité présumée avec les rebelles. Il s’agit notamment d’Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary respectivement vice-président et secrétaire permanent du PPRD et de Nathael Onokomba.
Mont Carmel NDEO































































