Le Président de la République Félix Tshisekedi a mis en place une nouvelle équipe dirigeante à la tête de la Générale des Carrières et des Mines (GECAMINES), nommée dans un contexte de la mise ne œuvre du partenariat stratégique avec les USA et dont les défis sont notamment de renforcer la gouvernance et la transparence, de diversifier les partenariats, augmenter la production, ainsi qu’assurer la transformation locale des minerais.
L’opérationnalisation du partenariat stratégique entre la Gécamines et les États-Unis, formalisé par l’accord du 4 décembre 2025, place la nouvelle équipe dirigeante face à des défis structurels et géopolitiques majeurs.
L’un des premiers enjeux pour la Gécamines est de répondre aux exigences de la Development Finance Corporation (DFC), qui conditionne ses investissements à des standards élevés de transparence. La mise en œuvre de la coentreprise entre la Gécamines et Mercuria, soutenue par la DFC, vise à améliorer la commercialisation du cuivre et du cobalt tout en garantissant des pratiques responsables.
Au-delà du partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington, la nouvelle equipe doit aussi revoir les contrats de partenariat avec certains acteurs historiques pour assurer une meilleure rentabilité pour l’État, tout en assainissant la gestion de l’entreprise.
Pour transformer les ressources en production réelle, la Gécamines doit surmonter des barrières logistiques critiques notamment le manque d’électricité au grand Katanga, force l’importation d’énergie notamment de la Zambie, avec les nouvelles coupures, un défis majeur , constituant un frein dans la capacité de production locale.
Le succès de l’accord repose sur l’efficacité de corridors comme la ligne
ferroviaire Dilolo-Sakania, réhabilitée avec l’appui de la DFC pour sécuriser l’évacuation des minerais.
L’insécurité persistante, particulièrement dans l’Est du pays pour des minerais comme le coltan et l’étain, reste un obstacle majeur à la stabilisation des chaînes d’approvisionnement promises aux États-Unis.
En définitive, la nouvelle équipe doit apaiser les craintes locales concernant la priorité donnée à la géopolitique américaine sur les droits de l’homme et l’environnement.
JAMES KABWE































































