La Société nationale d’électricité (SNEL),
a dénoncé, jeudi 1er octobre 2026, le non-paiement des factures d’électricité par plusieurs institutions publiques.
Au cours d’un briefing diffusé à la Télévision nationale, le directeur général Teddy Lwamba
a expliqué que la SNEL peine à recouvrir les factures auprès des institutions étatiques
Cette situation, a-t-il indiqué, fragilise davantage les finances de l’entreprise et réduit sa capacité à investir, alors même qu’elle doit renforcer la production et assurer le bon fonctionnement du réseau.
En présence porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, Teddy Lwamba a révélé que les rapports entre l’État et la SNEL sont marqués par des incohérences, compromettant la disponibilité des ressources nécessaires à la société.
« Aujourd’hui, toutes les instances officielles ne payent pas », a-t-il déploré estimant que le règlement des consommations publiques pourrait améliorer la trésorerie de la SNEL.
L’ancien ministre a soutenu qu’un paiement partiel notamment s’il était atteint à hauteur de 25 % de la consommation, aurait permis de dégager des bénéfices. Il a aussi comparé la situation actuelle à des pratiques héritées de l’époque coloniale.
Pour étayer son plaidoyer, Teddy Lwamba a cité le Botswana où les budgets des institutions publiques prévoient, selon lui, des ressources dédiées aux services d’utilité publique.
Pour inverser la tendance, il a plaidé pour des « réformes ambitieuses » afin d’éviter l’accumulation de dettes.
En outre, le directeur général a demandé la mise en place d’un financement plus prévisible, afin que la SNEL puisse percevoir les recettes liées à l’électricité livrée et entretenir ses installations.
Dans ce cadre, il a sollicité une subvention du secteur de l’électricité sur le modèle des aides accordées aux hydrocarbures, afin de permettre à la SNEL de fonctionner « normalement comme une société commerciale », conformément au cadre réglementaire évoqué et révisé en 2011.
Cette déclaration intervient dans un contexte où la SNEL a lancé, depuis le 1er octobre, une opération de recouvrement forcé des factures impayées par les consommateurs.
Mont Carmel NDEO



























































