Le Gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans la réforme de la Fonction publique avec la signature, mercredi 18 février 2026, d’une convention visant à rendre pérenne la mise à la retraite de 6 500 enseignants. La cérémonie officielle s’est tenue en présence de Jean-Pierre Lihau, vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, et de Raïssa Malu, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale.
Jean-Pierre Lihau a souligné que cette réforme participe à l’assainissement du fichier des agents publics et à la rationalisation des dépenses de l’État. « Il s’agit de garantir aux agents ayant servi la Nation une retraite digne, tout en ouvrant des perspectives aux jeunes diplômés », a-t-il déclaré.
De son côté, Raïssa Malu a insisté sur l’impact attendu dans les établissements scolaires. Elle a estimé que le renouvellement générationnel contribuera à dynamiser les pratiques pédagogiques et à accompagner les réformes curriculaires en cours.
Selon les autorités, cette convention s’inscrit dans une dynamique de modernisation de l’administration publique et de rajeunissement du corps enseignant. Elle vise à instituer un mécanisme durable de départ à la retraite, en collaboration avec la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP), afin d’assurer aux bénéficiaires la régularité de leurs droits sociaux.
« J’aimerai, à travers ce mot, remercier l’Agence française de développement (AFD) et le Partenariat mondial pour l’éducation pour leur engagement et leur contribution à la réussite de cette démarche commune et pour leurs appuis dans cette initiative de mise à la retraite en refinançant les primes de départ à la retraite pour 6 500 enseignants à travers le Projet d’Appui à la mise à la retraite des enseignants et d’amélioration des conditions d’enseignement-apprentissage (Preace) et celui d’Education des filles, formation initiale et continue des enseignants et d’appui à la continuité de l’éducation en situation d’urgence (Efficace) », a déclaré Juvénal Sanga, secrétaire général du ministère de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté.
Pour Junior Mata, directeur général de la CNSSAP, sa structure donne la garantie d’une retraite plus sûre, plus transparente et plus digne pour ses assurés, et en particulier pour celles et ceux qui ont consacré leur vie à instruire la Nation, à l’instar des enseignants.
« En signant cette convention aujourd’hui, nous ne formalisons pas seulement un partenariat ; nous affirmons une vision. Celle d’un État qui honore ses éducateurs. Celle d’une administration moderne, responsable et tournée vers la performance. Celle, enfin, d’un service public social à la hauteur des attentes légitimes de nos enseignants et de l’ensemble des agents publics », a–t-il déclaré.
Signalons que, cette opération, qui concerne 6 500 enseignants à travers le pays, est présentée par le Gouvernement comme une étape décisive vers une administration plus efficace, plus jeune et mieux structurée. Les prochaines phases devraient porter sur l’évaluation du dispositif et son extension éventuelle à d’autres secteurs de la Fonction publique.
HERVE KABWATILA





























































