Le gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers son porte-parole Patrick Muyaya, a déploré les incidents malheureux survenus à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, dans l’est du pays, en début de semaine, entre l’armée régulière et les Wazalendo.
« C’est une invitation que nous faisons aux uns et aux autres de considérer que nous devons ensemble vivre en communauté. Quel que soit les origines des uns et des autres. Je dois rappeler que le colonel Munyamulenge, si je dois l’appeler ainsi, est un colonel des FARDC. Et donc il n’y a pas de besoin qu’au tour de ses obsèques. Qu’il y ait des situations de cette nature-là », a déclaré M. Muyaya.
Patrick Muyaya a fait savoir également que, le dialogue interne entre les acteurs politiques congolais, initié par les confessions religieuses, est une initiative qui viendra en appui aux processus en cours, notamment celui de Washington et de Doha.
« Aujourd’hui, le président de la République, dans son rôle de garant du bon fonctionnement des institutions, à travers l’article 69, pourra disposer pour voir dans quelle mesure ces initiatives peuvent venir en appui à ce qui se fait à Washington et à Doha. Je rappelle que l’origine de la crise est d’abord sécuritaire, du fait de l’agression du Rwanda, et les questions principales liées à cette situation d’agression ont déjà plus ou moins trouvé une solution sur papier en parlant de l’accord. Nous aurons une solution sur papier bientôt, par rapport au processus de Doha. Ce n’est qu’après qu’on pourra éventuellement, sur la base de ce qu’on aura obtenu comme solution de ce côté, voir comment, en interne, à la suite des consultations qui ont été initiées par le président de la République, intégrer les propositions qui émanent des confessions religieuses, notamment l’implémentation de la feuille de route qu’ils ont proposée il y a quelques jours », a précisé Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias.
Il sied de noter que le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a recommandé la production d’un contenu de qualité dans les médias publics du pays, lors d’une audience accordée jeudi à l’Association des professionnels des Médias Officiels du Congo (APMOC) à Kinshasa.
GRACE DIOMI