Le parti politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) de l’ancien premier ministre, Augustin Matata Ponyo, actuellement en exil, a battu en brèche la mesure d’interdiction de ses activités sur l’ensemble de la RDC.
Dans une correspondance adressée au vice-premier de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le secrétaire général de LGD, Franklin Tshiamala se dit surpris de cette mesure gouvernementale rendue publique le 15 octobre dernier.
D’entrée de jeu, le secrétaire général de cette formation politique de l’opposition estime que les motifs de cette décision nécessitent des éclaircissements, autant qu’ils n’en suscitent une vive préoccupation.
Pour étayer sa contestation, Franklin Tshiamala a brandi l’identité politique du parti, son parcours « républicain et son attachement aux principes démocratiques ».
« En notre qualité de formation politique légalement
constituée, nous tenons à exprimer notre désaccord face à cette décision », a-t-il pesté.
Dan cette optique, le LGD réclame le réexamen de cette décision tout en mettant en avant les principes de droit et des exigences de préservation de l’État de droit.
« Depuis sa création, le LGD fonde son engagement sur la
promotion d’une gouvernance responsable, la primauté du droit, la justice sociale, la bonne gestion des affaires publiques, la lutte contre la corruption, la transparence, la redevabilité, le respect des libertés fondamentales et la consolidation de la démocratie », a écrit Franklin Tshiamala dans cette missive dont une copie a été également adressée au représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Monusco, James Swan.
Sans dénoncer le choix de l’ancien président Joseph Kabila de recourir aux armes, le parti de Matata Ponyo dit privilégier la compétition démocratique.
« Le parti demeure convaincu que les divergences politiques doivent se régler par le débat, la confrontation des idées et le respect des institutions républicaines. C’est précisément au regard de ces principes que nous sommes surpris de voir une formation politique qui a toujours revendiqué une démarche républicaine faire l’objet d’une mesure aussi radicale, susceptible de compromettre l’exercice de ses activités et de porter atteinte aux droits de ses membres et sympathisants », précise la lettre.
À cet effet, le LGD estime qu’une décision de cette portée doit reposer sur des faits « précis, établis et juridiquement fondés », et être accompagnée d’une motivation permettant au parti concerné de comprendre les griefs retenus à son encontre et d’y répondre par des voies appropriées.
« En conséquence, nous sollicitons le réexamen de la décision portant interdiction de fonctionnement du LGD sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il conclu.
Au lendemain du ralliement de l’ancien président, Joseph Kabila, à la rébellion Front pour la Refondation de la Nation (FRN), le vice-premier ministre de l’Intérieur a suspendu les activités d’une dizaine de partis politiques politique dont le PPRD, le LGD, PISTE et consorts.
Mont Carmel NDEO



























































