Une semaine après la suspension du général-major Sylvain Ekenge de son poste de porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant-colonel Mak Hazukay a pris provisoirement la direction de la communication de l’armée.
Actuellement commandant adjoint du Service de communication et d’information des Forces armées (SCIFA), Mak Hazukay a précédemment été porte-parole de l’armée congolaise lors des opérations de traque contre les terroristes ADF à Beni, dans le grand Nord congolais (nord-est).
Diplômé de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (actuellement UNISIC) entre 2003 et 2008, et de l’Académie royale militaire de Meknès, au Maroc, le lieutenant-colonel Hazukay a également occupé le poste de directeur adjoint de la presse audiovisuelle militaire et a animé des émissions sur les FARDC à la télévision nationale.
Pour sa première intervention à ce poste sensible, le lieutenant-colonel Mak Hazukay s’est présenté à la presse le week-end dernier à Kinshasa, où il a procédé à la présentation de sept militaires des Forces de Défense du Rwanda (RDF) et de huit civils capturés lors des opérations militaires dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, alors qu’ils combattaient aux côtés de l’AFC/M23, Twirwaneho et RED-Tabara.
Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a été suspendu de ses fonctions le 29 décembre 2025 par le Chef d’état-major général des FARDC, suite à des propos « discriminatoires et méprisants » envers la communauté tutsi.
Cette mesure disciplinaire a été approuvée par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui a dénoncé une dérive de langage inadéquate, ne reflétant ni les valeurs républicaines, ni l’éthique de responsabilité, ni la hauteur de vue attendue d’un membre d’une institution aussi sensible et stratégique que l’armée nationale.
Le commandant suprême a également mis en garde contre des propos susceptibles de fragiliser la cohésion nationale et sociale, d’alimenter des tensions inutiles, et de porter atteinte à l’image et à la crédibilité de l’État tant sur le plan interne qu’externe.
« La parole de l’État ne saurait être improvisée, émotionnelle ou approximative. Elle doit, en toutes circonstances, être exprimée avec retenue, responsabilité et clarté d’objectifs, en particulier lorsqu’elle concerne des enjeux complexes et délicats pouvant avoir des répercussions sécuritaires, sociales, politiques ou diplomatiques », a-t-il insisté.
Mont Carmel NDEO































































