Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations (ESURSI) a réaffirmé, dimanche, sa disponibilité à engager une concertation avec l’Église au sujet des mesures prises concernant la fermeture d’universités dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette position fait suite à la lettre ouverte de l’archevêque métropolitain de Bukavu, François-Xavier Maroy Rusengo, datée du 10 octobre 2026.
Dans un communiqué de mise au point, le ministère de l’ESURSI indique avoir pris connaissance de la lettre ouverte de l’archevêque de Bukavu, intitulée « Remets ton épée au fourreau ». Il affirme comprendre les préoccupations exprimées par le prélat au sujet de l’avenir des étudiants et des difficultés auxquelles sont confrontées les familles dans l’est du pays.
Le ministère reconnaît également les conditions particulières dans lesquelles l’archevêque exerce sa mission pastorale, au milieu des populations vivant sous occupation.
« Ces inquiétudes, partagées par de nombreuses familles, méritent considération et réponses concrètes », souligne le communiqué, qui précise que cette mise au point vise à apporter des éclaircissements sur le sens et la portée des mesures prises par les autorités de l’enseignement supérieur.
« Le ministère demeure disponible pour une concertation respectueuse avec l’Église et les partenaires éducatifs afin de faciliter l’application des mesures d’accompagnement et de résoudre les difficultés persistantes », précise le document.
« En réponse à la lettre ouverte de Monseigneur l’Archevêque métropolitain de Bukavu du 10 octobre 2026, le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations (Esursi) a pris connaissance avec attention de la lettre ouverte de Monseigneur François-Xavier Maroy Rusengo, intitulée +Remets ton épée au fourreau+. Il comprend les préoccupations exprimées pour l’avenir des étudiants et les souffrances des familles de l’Est. Il mesure aussi les contraintes particulières dans lesquelles l’Archevêque exerce sa mission pastorale, au milieu des populations vivant sous occupation. Ces inquiétudes, partagées par de nombreuses familles, méritent considération et réponses concrètes. C’est dans cet esprit que le ministère souhaite apporter quelques précisions sur le sens et la portée des mesures prises (…). Le ministère demeure disponible pour une concertation respectueuse avec l’Église et les partenaires éducatifs afin de faciliter l’application des mesures d’accompagnement et de résoudre les difficultés persistantes », a-t-on lu dans le communiqué du ministère de l’Esursi.
Cette ouverture au dialogue intervient dans un contexte marqué par les inquiétudes concernant la continuité de la formation universitaire dans les provinces de l’Est de la RDC, où la situation sécuritaire affecte les conditions de vie des populations et le fonctionnement de plusieurs secteurs, dont l’éducation.
À travers sa lettre ouverte, l’archevêque métropolitain de Bukavu a exprimé ses préoccupations face aux conséquences des mesures de fermeture des universités sur les étudiants et leurs familles.
En réponse, le ministère affirme prendre en considération ces inquiétudes et insiste sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées.
HERVÉ KABWATILA



























































