Le Parlement de la République démocratique du Congo a donné son quitus au pouvoir exécutif pour légiférer une série d’ordonnances-lois durant les vacances parlementaires, conformément à la Constitution.
Devant la Chambre haute du Parlement, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa a indiqué que six matières concernées par cette habilitation parmi lesquelles l’élaboration du cadre légal du marché du carbone.
Dans sa présentation, ce membre du gouvernement a souligné que cet enjeu stratégique engage l’avenir du pays.
« La République démocratique du Congo, qui abrite le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde, ne peut plus demeurer sans un dispositif juridique spécifique garantissant la valorisation, la protection et la souveraineté sur ses ressources naturelles », a déclaré Guillaume Ngefa.
Poursuivant son intervention, le Garde des Sceaux a affirmé que cette réforme sera conduite selon une approche inclusive, associant les institutions publiques, les provinces, les communautés locales et les peuples autochtones.
À terme, le gouvernement entend bâtir une gouvernance transparente, équitable et pleinement conforme aux intérêts de l’État et des générations futures.
« L’urgence n’est pas une urgence de précipitation, mais une urgence de souveraineté, une urgence de protection de nos intérêts économiques et de responsabilité envers les générations futures. C’est dans cette perspective que nous demandons que ce projet de loi puisse être voté », a-t-il martelé tout en saluant la qualité des échanges et l’attachement des sénateurs à la défense des intérêts de la Nation.
« Pays-solution » face au changement climatique, la RDC abrite une part majeure du carbone forestier mondial.
Mont Carmel NDEO




























































