La situation des droits humains continue de se détériorer en République démocratique du Congo (RDC). Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté 491 violations et atteintes aux droits humains au cours du mois d’août 2026, ayant fait au moins 1 264 victimes. Le bilan révèle notamment une augmentation de 202 % des victimes de violences sexuelles liées au conflit, dans un contexte marqué par la persistance des affrontements armés dans l’est du pays.
Selon les données du BCNUDH, le nombre de violations et atteintes enregistrées en août représente une hausse d’environ 6 % par rapport au mois de juillet, durant lequel 464 cas avaient été documentés. Cette progression témoigne de la persistance des menaces contre les populations civiles, particulièrement dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les conflits armés continuent d’alimenter les exactions.
L’une des évolutions les plus préoccupantes concerne les violences sexuelles liées au conflit. Le BCNUDH fait état de 230 victimes recensées en août, contre 76 en juillet, soit une augmentation de 202 %. Ces chiffres illustrent l’ampleur des violences auxquelles restent exposées les femmes et les filles dans les zones affectées par les conflits.
Au-delà des violences liées aux affrontements armés, le rapport relève également une dégradation de la situation de l’espace civique. Quinze victimes d’atteintes à cet espace ont été enregistrées en août, contre sept le mois précédent.
Sur les violations documentées dans cette catégorie, douze sont imputées à des agents de l’État, dont sept à des éléments de la Police nationale congolaise (PNC). Ces données soulèvent de nouvelles préoccupations concernant le respect des libertés fondamentales et la protection des acteurs de l’espace civique.
Cette évolution intervient alors que les populations civiles continuent de subir les conséquences sécuritaires et humanitaires des conflits dans l’est de la RDC. La multiplication des atteintes aux droits humains souligne les difficultés persistantes en matière de protection des civils et de prévention des violences.
Face à cette situation, la documentation des violations, la protection des victimes et la lutte contre l’impunité demeurent des enjeux majeurs. Les données publiées par le BCNUDH rappellent également l’importance du respect des obligations nationales et internationales en matière de droits humains.
La forte progression des violences sexuelles liées au conflit, en particulier, met en évidence l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention, de prise en charge des survivantes et de poursuite des auteurs présumés.
HERVÉ KABWATILA




























































