Le manifeste du Front pour la 4e République (F4R) en RDC, lancé fin 2025, propose une refonte constitutionnelle pour corriger les failles de la 3e République, prônant une limitation universelle des mandats, un équilibrage strict des pouvoirs exécutif/législatif, une indépendance totale du judiciaire et un meilleur contrôle citoyen, avec une démarche citoyenne visant à obtenir 1 million de signatures pour changer la Constitution.
Conduite par son porte-parole Francis Okito, la dynamique a déposé auprès du Président du parti politique ECIDE, Martin Fayulu, une copie du manifeste, dans lequel comprend toutes les recommandations et visions de la quatrième République.
Réceptif à la démarche et subjectif pour certaines choses, Martin Fayulu salue la démarche de cette dynamique tout en rappelant que la priorité en ce moment, c’est le respect de textes existants ainsi que l’intégrité du territoire car l’on ne parlera pas de 4e République alors que certaines terres sont entre les mains du Rwanda et de l’Ouganda.
«Nous sommes d’accord sur le front pour la quatrième république, mais la réflexion doit être aussi sur les textes qui existent. Est-ce que ces textes sont appliqués ? Quelle est la part de l’homme congolais ? Quelle est la part de chacun d’entre nous ? Quelle est la part des gens qui dirigent le pays aujourd’hui ? Quelle est la part des responsabilités de ceux qui ont dirigé le Congo hier ? Il faut amener toutes ces réflexions, et nous allons continuer. » S’est-il interrogé
Joins par notre rédaction, le président du parti politique PANECO et membre de la dynamique, Bernard Kayumba, précise que la démarche s’inscrit dans la phase de sensibilisation et de vulgarisation de ces manifestes et non un lit pour un acteur politique, afin que l’ensemble de la population congolaise s’en approprie et écrive l’histoire du Congo avec la suppression des institutions quasi-budgétivores.
«Nous voulons la réforme de la constitution. C’est-à-dire qu’il faut que les Congolais eux-mêmes décrivent l’histoire du Congo en supprimant ce qui n’est pas nécessaire, entre autres le Conseil économique et social, la suppression des assemblées provinciales et la pluralité des gouvernements provinciaux. Et donc, nous estimons qu’il faut que le chef de l’État soit en mesure au regard des instabilités au niveau de la gouvernance provinciale, de nommer les gouvernements provinciaux au lieu de l’élection. Mais aussi, nous ne pouvons pas avoir aujourd’hui un seul acteur politique qui est député provincial, député national, sénateur, gouverneur, PCA ». a-t-il précisé
À noter que, le Front pour la 4e République est composé des acteurs politiques, de la société civile et des confessions religieuses.
JAMES KABWE































































