Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a réaffirmé son soutien à l’organisation d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo, estimant que la résolution durable de la crise que traverse le pays passe par la participation de toutes les parties prenantes, y compris les groupes armés actifs dans l’est du territoire.
Lors d’une récente sortie médiatique, l’opposant a défendu la nécessité d’un cadre de concertation élargi, allant jusqu’à évoquer la participation de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ainsi que de Thomas Lubanga. « Pourquoi Thomas Lubanga et les autres groupes ne seraient-ils pas là ? Pourquoi ? », s’est-il interrogé, soulignant que l’exclusion de certains acteurs risquerait, selon lui, de compromettre les chances d’une paix durable.
Martin Fayulu a également présenté ce qu’il considère comme ses principales « lignes rouges » dans le cadre de ce processus politique. Il s’est opposé à toute initiative pouvant conduire à la balkanisation de la RDC et a rejeté toute perspective de révision ou de changement de la Constitution. En revanche, il a renouvelé son appel à un dialogue national inclusif susceptible de rassembler les différentes composantes politiques, sociales et sécuritaires du pays autour d’une solution consensuelle.
Pour le leader de l’ECiDé, le dialogue demeure la voie privilégiée pour répondre aux défis sécuritaires et institutionnels auxquels la RDC est confrontée, particulièrement dans sa partie orientale où les violences armées persistent malgré les différentes initiatives diplomatiques engagées ces dernières années.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par les discussions autour de l’organisation d’un dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi et par les débats sur les modalités de participation des différents acteurs politiques et sécuritaires. La question de l’implication des mouvements armés, notamment l’AFC/M23, demeure l’un des sujets les plus sensibles de ces consultations.
Alors que les avis restent partagés au sein de la classe politique congolaise, Martin Fayulu estime que seule une approche inclusive permettra de jeter les bases d’une paix durable, tout en préservant l’unité nationale et l’ordre constitutionnel.
HERVÉ KABWATILA




























































