Le vice-premier ministre et ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a décidé de suspendre ce mardi Jean-Paul Mboma Muyuku, Inspecteur Général du Travail, en raison de propos qualifiés de « discriminatoires, divisionnistes ou régionalistes » à l’encontre des fonctionnaires originaires de l’Espace Katanga.
Si cette nouvelle suspension survient après une précédente mise à l’écart, Jean-Paul Mboma Muyuku qui a le rang de secrétaire général au ministère du Travail, n’est pas à son premier forfait. Ce haut fonctionnaire de l’Etat traine derrière lui un historique de controverses et d’irrégularités.
En effet, la carrière de Jean-Paul Mboma Muyuku est marquée par des actions disciplinaires qui ont souvent terni sa réputation au cours de ces dernières années.
En 2025, une commission de discipline avait été chargée d’examiner plusieurs accusations graves à son encontre. Les résultats de cette enquête menée pendant trois mois, avaient abouti à une recommandation de révocation, actée par le ministre sortant de l’Emploi et Travail, Ephraim Akwakwa, après un long processus d’investigation.
Les accusations qui pesaient sur lui sont accablantes. D’après les membres de cette commission, l’IGT Mboma a effectué un déplacement vers la société KIBALI GOLD MINING dans la province du Haut-Uele, passant par l’Ouganda, en date du 06 novembre 2024, sans avoir obtenu les autorisations requises.
De plus, au cours de la même période, l’IGT suspendu a tenté de se rendre en Norvège, mais a été intercepté à l’aéroport de Ndjili pour avoir agi sans l’aval du ministère.
Par ailleurs, la commission disciplinaire avait également révélé des irrégularités financières, notamment le fait qu’il ait inclus des membres de sa famille dans les listings de paie.
Selon un document du ministère du Travail, son fils Mboma Muyuku CREDO a été inscrit sur la liste des avantages statutaires tandis que sa fille a hérité du numéro matricule d’un ancien agent.
En attendant l’aboutissement de l’enquête annoncée par le Vice-premier ministre de la Fonction publique, l’Inspecteur Général du Travail est sous le coup des poursuites judiciaires.
Le parquet Général près la Cour d’appel a immédiatement émis un mandat de comparution contre lui.
La Rédaction






























































