Plusieurs figures emblématiques de la coalition de l’ancien président Joseph Kabila, dont Marie-Ange Mushobekwa, Patrick Nkanga et India Omari, ont officiellement annoncé leur rupture avec ce dernier. Cette cascade de désolidarisations fait suite à la décision de l’ex-chef de l’État de prendre le commandement du Front Révolutionnaire National (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire qui succède à l’alliance AFC/M23. En s’opposant fermement à la lutte armée, ces cadres du Front Commun pour le Congo (FCC) et du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) réaffirment leur attachement exclusif aux valeurs républicaines et pacifiques.
Patrick Nkanga quitte ses fonctions au PPRD
Jusqu’alors Rapporteur du Bureau politique du PPRD, Patrick Nkanga a officialisé sa mise en congé du parti ainsi que sa démission de ses fonctions exécutives. Dans une lettre ouverte publiée sur son compte X, il évoque des raisons de convenance personnelle. Le cadre politique annonce entamer une période de réflexion pour définir une nouvelle orientation politique, avec l’ambition de bâtir une alternative de gouvernance crédible, pacifique et résolument patriotique.
India Omari privilégie les principes démocratiques
De son côté, India Omari a tenu à clarifier sa position en rappelant que la loyauté politique ne saurait justifier la compromission des principes fondamentaux. Selon lui, la fidélité impose de se dissocier des choix qui s’éloignent de la légalité. Il réaffirme ainsi un engagement strictement pacifique, mené dans le respect de la Constitution congolaise et des valeurs démocratiques.
Marie-Ange Mushobekwa choisit l’opposition républicaine
L’ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa a également utilisé le réseau social X pour acter sa séparation d’avec son ancien leader. Tout en exprimant sa gratitude envers Joseph Kabila pour les années passées à servir le pays sous sa direction, elle a rejeté catégoriquement l’option de la lutte armée. Elle a précisé qu’elle poursuivrait son combat politique pour la démocratie au sein de l’opposition institutionnelle depuis Kinshasa, de manière pacifique et « mains nues ».
Par JAMES KABWE



























































