Face à la recrudescence alarmante des accidents sur les chantiers et sites miniers, le Ministère de l’Emploi et du Travail tape du poing sur la table. Un contrôle technique rigoureux des engins et équipements va être déployé sur toute l’étendue du territoire national. Les entreprises disposent de deux semaines pour se mettre en conformité avant des sanctions majeures.
Le ton est donné. Par le biais du communiqué officiel N°026/CAB/MIN.ET/FMM/BMU/AQ/2026, le Ministère de l’Emploi et du Travail vient de lancer une vaste offensive pour la protection des vies humaines dans les milieux professionnels. Alignée sur la vision du Chef de l’État et coordonnée par la Première Ministre, cette initiative vise à stopper net la recrudescence des accidents de travail liés à la défaillance ou à la mauvaise utilisation des machines.
Le contrôle s’annonce sans concession et cible en priorité les secteurs à haut risque dont les entreprises de construction et de génie civil ; les compagnies minières ; Les sociétés de sous-traitance ; ainsi que toute entité exploitant des engins lourds ou des équipements industriels.
Privilégiant d’abord une approche pédagogique, le ministère accorde un délai de grâce de 15 jours à dater de la publication du communiqué. Pendant cette période, les employeurs doivent obligatoirement passer au crible leurs installations : vérification de l’état technique des engins, validation des dispositifs de sécurité, mise à jour des registres de maintenance, et vérification des habilitations des opérateurs.
Pour ne pas laisser les opérateurs économiques désorientés, le Ministère innove en proposant un accompagnement direct. Les entreprises peuvent contacter M. Hans BIRINGANINE Ernest, Conseiller en charge de la santé, de l’hygiène et de la sécurité au travail (joignable au +243 851 271 312 via WhatsApp), pour obtenir des orientations administratives et être orientées vers les organismes de contrôle agréés.
Passé ce délai de 15 jours, la phase de tolérance zéro débutera. Des inspecteurs et services compétents descendront sur le terrain pour exiger les justificatifs de conformité.
Le ministère prévient : tout engin ou condition de travail présentant un « danger grave et imminent » pour la santé ou l’intégrité physique des travailleurs entraînera l’arrêt immédiat de la machine ou la fermeture du chantier, et ce, jusqu’à la suppression totale du risque.
À l’heure où le pays est en pleine reconstruction infrastructurelle et minière, cet ultimatum rappelle fermement aux employeurs que la croissance économique ne se fera pas au détriment de la vie humaine. Les entreprises sont prévenues : le compte à rebours a commencé.
JAMES KABWE



























































