La crise sécuritaire et économique frappe de plein fouet les activités scolaires dans les hauts et moyens plateaux du territoire de Kalehe et le groupement de Kamanyola au Sud-Kivu. A Kalehe, plusieurs personnes ont fui les habitations et d’autres sont en manque criant des moyens pour payer la scolarité de leurs enfants.
Les affrontements qui ont éclatés depuis le 19 décembre 2025 dans les villages de katasomwa, Nyabarongo, Bushaku en groupement de Mubuku et dans les villages de Nyalugusha, Kusisa, Batayo et Bunje dans le groupement de Ziralo en territoire de Kalehe ont rendu difficile les activités scolaires, occasionnant des déplacements massifs de la population.
Un chef d’établissement scolaire du coin, qui a requis l’anonymat, soutient qu’en plus de cette situation, le système enseignants, les chefs d’établissement non payés et l’accès difficile au salaire depuis plusieurs mois perturbent le déroulement des activités dans plusieurs écoles.
« Plusieurs écoles des hauts plateaux de Kalehe n’ont pas rendu public les résultats du premier trimestre de l’année 2025-2026 conformément au calendrier national suite aux hostilités. La majorité des parents et élèves sont encore au lieu de refuge depuis le 19 décembre 2026 », s’indigne ce chef d’établissement.
Les enseignants tout comme les parents d’élèves plaident pour la cessation des hostilités et le retour de la paix afin de permettre la reprise des activités scolaires dans ces villages du territoire de Kalehe.
A Walungu, c’est la crise économique occasionnée par l’escalade des conflits armés qui rend plusieurs parents incapables de payer les frais scolaires de leurs enfants dans la cité de Kamanyola. Plusieurs d’entre eux ont perdu leur travail et d’autres ont été victimes des pillages.
« Plusieurs parents d’élèves dans la cité de Kamanyola peinent à payer les frais scolaires à leurs enfants qui étudient dans des écoles secondaires et primaires privées suite à la crise économique qui prévaut dans la zone », témoigne un parent.
Les élèves victimes de cette situation craignent pour leur avenir : « l’effet d’être chassé à l’école, c’est malheureux parce que c’est moi qui perds. On veut être enseigné », lance un élève.
Les acteurs du secteur éducatif lancent un cri d’alarme aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin d’intervenir pour sauver l’année scolaire de ces enfants, mais aussi faciliter le retour des déplacés internes.































































