Le ministre d’État en charge de la Justice Guillaume Ngefa s’insurge contre la criminalisation à outrance des erreurs commises par les journalistes dans le cadre de l’exercice de la liberté de la presse .
Tout acte posé par les journalistes ne constitue pas nécessairement une infraction a déclaré le garde des sceaux ce lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa, lors de la Table ronde nationale sur la sécurité et la responsabilité des journalistes à l’épreuve de la justice et de la sécurité en République démocratique du Congo (RDC).
À cette occasion, le ministre a souligné la nécessité de préserver la liberté de la presse tout en promouvant une pratique journalistique fondée sur la dignité et la responsabilité. Selon lui, les erreurs commises dans le traitement de l’information ne doivent pas être systématiquement assimilées à des infractions pénales.
« Les réseaux sociaux ne sont pas des tribunaux et la viralité ne constitue pas une preuve », a déclaré Guillaume Ngefa, mettant en garde contre la tendance à considérer la diffusion massive d’une information comme un élément suffisant pour établir sa véracité ou engager une responsabilité.
Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’encourager et d’encadrer la liberté de la presse dans le respect des principes de responsabilité. Il a estimé que les différends liés à l’exercice du métier de journaliste doivent trouver leur réponse dans le cadre du droit, plutôt que dans des réactions dictées par la pression médiatique ou l’émotion suscitée sur les réseaux sociaux.
La rencontre a ainsi placé au centre des échanges la recherche d’un équilibre entre la protection des journalistes, le respect des exigences professionnelles et l’application de la loi.
Elle met en évidence l’importance d’un cadre judiciaire qui distingue les erreurs journalistiques des faits susceptibles de constituer des infractions, conformément aux règles de droit applicables.
À travers cette prise de position, Guillaume Ngefa appelle à une approche qui protège l’exercice de la liberté de la presse sans exclure l’obligation de rendre compte de ses actes. Un enjeu majeur pour le secteur médiatique congolais, confronté aux défis de la circulation rapide de l’information et à l’influence croissante des réseaux sociaux.
HERVÉ KABWATILA




























































