Les activités socio-économiques sont restées paralysées ce mercredi 21 Janvier 2026, à Kalemie, chef lieu de la province du Tanganyika au deuxième jour des journées ville-morte, décrétées par la Fédération des entreprises du Congo (FEC) qui maintient la pression sur les autorités provinciales.
Elle réclame la suppression du poste de peage à l’entrée du port et des mesures concrètes pour lutter contre l’insécurité, notamment les vols à main armée qui frappent la ville.
Depuis le matin de ce mercredi, l’ambiance est inhabituelle à Kisebue, point chaud de la ville de Kalemie. Les vendeuses de fruits comme les oranges, les bananes, sont visibles le long de la route. Mais les portes des boutiques sont fermées. La situation est similaire dans d’autres coins de la ville. Les habitants craignent que cette paralysie n’affecte durablement l’économie locale.
Nathan Mogicho, coordonnateur de l’association Umoja Ni Nguvu, interpelle les autorités.
» Cela doit interpeller les autorités tant urbaines que provinciales parce que lorsque la population s’exprime en fermant les activités commercial, c’est un manque à gagner à la fois pour la population, un manque à gagner aussi pour l’État. Presque toutes les boutiques, les grands marchés comme Katanga Kivu, comme marché Lukuga c’est fermé toujours. » A-t-il déploré.
Pour sa part, le président provincial de la Barza intercommunautaire évoque la manipulation dans la décision de la FEC.
« En simulant le peage à l’insécurité, on détourne l’attention du fond du problème et on risque de faire croire que toute mesure de mobilisation des recettes est nuisible par nature. Il est donc légitime de se demander si la FEC agit au nom de l’intérêt général des opérateurs économiques ou si elle est influencée. » a indiqué Ludovic Kitenge.
Cependant, les membres de la FEC se disent choqués de voir la barrière métallique au poste de péage prendre forme au port de Kalemie. Pourtant, avant qu’ils ne rencontrent le ministre, la barrière n’existait pas. Une situation qui surchauffe les esprits des membres de la FEC.
Les commerçants et riverains attendent désormais des réponses concrètes des autorités.
Junior Mp































































