À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a accentué la pression diplomatique sur Kigali. Elle a affirmé avec force que la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ne peut plus servir d’excuse au maintien des troupes rwandaises sur le sol congolais.
Devant une communauté internationale suspendue à ses mots, la Première ministre congolaise, Judith Suminwa, a livré un réquisitoire direct contre l’ingérence militaire étrangère dans l’est de la RDC. Abordant le cœur de la crise sécuritaire qui secoue la région des Grands Lacs, la cheffe du gouvernement congolais a méthodiquement démonté les arguments de Kigali, souvent opposés pour légitimer la présence de la Rwanda Defence Force (RDF) et son alliance documentée avec la coalition AFC/M23.
Pour appuyer sa déclaration, Judith Suminwa a mis en avant les avancées concrètes enregistrées par la RDC dans la neutralisation de la menace des FDLR, un groupe armé historiquement lié à d’anciens génocidaires rwandais. Elle a notamment rappelé les termes du protocole historique signé le 30 mai 2026 par les directions politique et militaire du mouvement. Cet accord prévoit explicitement le désarmement, le cantonnement, la démobilisation ainsi que le rapatriement ou la relocalisation des combattants, ouvrant la voie à la dissolution complète du groupe.
Elle a rappelé le rapatriement récent de 120 personnes associées aux FDLR avec l’appui de la MONUSCO, concluant que la question ne saurait justifier une présence militaire étrangère.
Face aux blocages persistants de l’Accord de Washington et à l’absence de retrait des forces rwandaises au Nord-Kivu, la Première ministre a plaidé pour la coordination des processus de paix (Washington, Doha, Union africaine) et réclamé un calendrier de retrait, une vérification indépendante et des sanctions ciblées.
Elle a également dénoncé le pillage des ressources naturelles qui alimente l’instabilité et subordonné le retrait de la MONUSCO à l’amélioration effective de la sécurité.
JAMES KABWE




























































