Un nouveau bras de fer oppose le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, à l’Assemblée provinciale en cette fin du mois de février 2026. Cette crise survient peu après sa réhabilitation par la Cour constitutionnelle en janvier dernier. L’organe délibérant dénonce une dérive autoritaire et des pratiques s’apparentant à des méthodes de milice.
Dans une lettre officielle datée du 26 février 2026 et adressée au Vice-Premier Ministre chargé de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, le Rapporteur de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Lokesa Bomboli Paul, a officiellement réitéré ses accusations de « dérives graves », plaçant le gouverneur sous une pression politique et judiciaire accrue.
Le document accuse ce dernier d’avoir dissous unilatéralement la Direction générale des recettes provinciales (DGRPT) et créé deux nouvelles régies financières sans consultation préalable de l’organe délibérant, avant de procéder à des nominations « irrégulières » et à un recrutement sélectif d’anciens agents.
Il pointe également la fin brutale de l’Inspection provinciale des finances et d’une mission d’audit, une intrusion armée dans l’enceinte parlementaire le 21 février malgré l’opposition de la garde législative, le recrutement systématique de jeunes issus de bandes urbaines pour constituer une milice, un remaniement ministériel punitif visant les suppléants de députés, et surtout la proposition, lors de cette même réunion, de partager une enveloppe de 90 000 à 150 000 dollars américains prélevée sur les fonds d’urgence sécuritaire.
L’Assemblée provinciale y voit une menace directe à la démocratie, à la cohésion institutionnelle et à l’ordre public, et réclame une intervention urgente des autorités centrales pour rétablir la légalité dans la province
De rappeler, le gouverneur avait été destitué le 27 octobre 2025 pour mégestion et détournement présumé de fonds (notamment liés au stade Lumumba), avant d’être rétabli dans ses fonctions par la justice fin décembre 2025.
Face à ces « dérives graves », l’Assemblée provinciale a officiellement appelé les autorités centrales à Kinshasa pour intervenir en urgence afin de stabiliser les institutions de la Tshopo.
JAMES KABWE






























































