Les rebelles de l’AFC-M23, soutenus par le Rwanda, intensifient leurs attaques contre l’aéroport international de Bangboka, situé à Kisangani, chef-lieu de la province de Tshopo.
Après avoir officiellement revendiqué les attaques survenues entre le samedi 31 janvier à 5 heures et le dimanche 1er février à 2 heures, les rebelles ont une nouvelle fois tenté de cibler cette infrastructure, prétendument centre de commandement des drones militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon des sources militaires, les FARDC ont abattu un nouveau drone kamikaze ce jeudi 5 février aux alentours de 14 heures 40.
« Le système de défense aérienne a détruit ce drone avant qu’il n’atteigne sa cible », rapportent les médias locaux.
Dans un communiqué publié ce mardi, la rébellion a affirmé ce centre constituait le principal dispositif de planification, de coordination et d’exécution des opérations pour ses positions à Masisi, Walikale, Rutshuru, Lubero, Kalehe, Mwenga et Minembwe.
Les rebelles ont également rejeté toute suggestion selon laquelle la frappe était l’œuvre d’acteurs externes, affirmant que l’opération a été menée par les forces de l’AFC/M23 et que le gouvernement était « pleinement conscient de l’équipement militaire qu’il a abandonné aux aéroports de Goma et de Kavumu ».
« Le régime de Kinshasa doit également comprendre que le recours aux drones et aux mercenaires n’est ni exclusif ni réservé à Kinshasa », a déclaré le porte-parole de la rébellion, démentant ainsi l’implication de l’armée rwandaise.
De son côté, le gouvernement provincial de la Tshopo a indiqué que l’armée congolaise a détruit 8 drones de l’ennemi.
Selon les autorités provinciales, ces drones transportaient des munitions non conventionnelles composées de plusieurs sous-munitions.
Mont Carmel NDEO






























































