Un présumé bandit urbain, connu sous le nom de « kuluna », a été tué par balles lors d’une confrontation avec des agents de la police nationale congolaise dans le quartier Nkama Singa Inga, à N’sele, une commune de l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Selon les autorités locales, l’incident s’est produit tôt dans la matinée de ce mardi, alors que les forces de l’ordre intervenaient pour mettre fin à une série d’attaques nocturnes dans ce secteur périurbain.
Le bourgmestre de N’sele, Franck Mbo Nzolameso, a confirmé les faits lors d’une déclaration à la presse. « Un kuluna a perdu la vie lors d’une confrontation avec des agents de la police. La victime est présentée comme un membre de la bande surnommée ‘Arabes et Américains’, un groupe impliqué dans des vols à main armée et des agressions dans la région », a-t-il indiqué. M. Nzolameso a ajouté que l’opération policière faisait suite à des plaintes répétées des habitants, qui dénoncent une recrudescence de la criminalité urbaine dans les quartiers périphériques de la capitale.
Les « kulunas » sont des bandits urbains qui opèrent souvent en bandes organisées, utilisant des armes à feu et des motos pour commettre des braquages. La bande « Arabes et Américains », ainsi nommée en raison de l’origine présumée de ses membres ou de ses méthodes inspirées de gangs étrangers, est connue pour ses activités criminelles dans l’Est de Kinshasa. Selon des sources policières anonymes, l’homme abattu, dont l’identité n’a pas encore été révélée, aurait résisté à l’arrestation, entraînant l’usage de la force létale par les agents.
La police nationale a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’incident, en conformité avec les protocoles internes. Des témoins oculaires interrogés sur place ont décrit une scène chaotique, avec des tirs échangés dans une ruelle étroite du quartier. Aucun agent de police n’a été blessé lors de la confrontation.
Cet événement survient dans un contexte de tensions sécuritaires accrues à Kinshasa, où les autorités luttent contre la montée de la petite délinquance et des gangs armés. Le gouvernement congolais a récemment renforcé les patrouilles dans les zones sensibles, mais les organisations de défense des droits humains appellent à une plus grande transparence dans les interventions policières pour éviter les abus.
Les investigations se poursuivent, et les autorités promettent de communiquer davantage d’informations une fois l’identité de la victime confirmée et les preuves rassemblées. Pour l’instant, la communauté locale reste en alerte, espérant une amélioration de la sécurité dans ce quartier densément peuplé.
HERVÉ KABWATILA































































