Un enseignant de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a été abattu dans la nuit de mercredi à jeudi 08 janvier 2026 dans le quartier Rutens, situé sur le Plateau des professeurs à Lemba. Mathieu Abatha Diabar, professeur au Département des Lettres et Civilisation française de la Faculté des Lettres, a été victime d’un assassinat perpétré vers 1 heure du matin. Selon les premiers témoignages, des individus en tenue civile, soupçonnés d’être des policiers, ont tiré deux balles dans la poitrine de la victime, qui est décédée sur place. Cet incident soulève des questions sur la sécurité dans la capitale congolaise, où la criminalité semble s’intensifier.
Le drame s’est déroulé au domicile du professeur Diabar, un père de famille respecté au sein de la communauté universitaire. OKOKA TSHOMBE TOMONDJA, manager et assistant à l’UNIKIN, a partagé son choc lors d’un entretien avec notre équipe rédactionnelle de Foxtime.cd : « Ce sont les policiers qui sont venus en tenues civiles donc les criminels et ils ont tiré deux balles au niveau de la poitrine et le monsieur est mort sur place. Jusqu’à présent, nous ne savons pas de quoi il s’agit pour que les criminels parviennent à tuer un père de famille comme celui-ci. Avoir les conflits avec, je ne sais pas trop, il va falloir qu’il faudrait une enquête approfondie sur son assassinat et faire une lumière, car ce n’est pas normal. Le taux de la criminalité continue à augmenter du jour au lendemain. Aujourd’hui c’est le professeur qui est visé et demain ça sera nous les étudiants. Alors ce que nous suggérons à nos autorités compétentes du pays de pouvoir trouver une solution assez rapide pour remédier à cette situation et mettre fin à la criminalité », a-t-il déclaré, au micro de Foxtime.cd.
Des sources locales rapportent que l’un des présumés auteurs de l’assassinat est revenu sur les lieux le lendemain matin, tentant apparemment de compatir avec la famille de la victime. Reconnu par le fils du professeur, il a été immédiatement pris à partie par la population en colère. Selon des témoins oculaires, l’homme a été lynché sur place : un pneu a été placé autour de son cou, et son corps a été brûlé vif. Des vidéos de la scène, jugées insupportables, circulent sur les réseaux sociaux, illustrant la frustration collective face à l’impunité.
La police nationale, dont le poste est situé à quelques mètres du lieu du crime, n’est intervenue que plusieurs heures après les faits, selon les témoignages recueillis. Cette lenteur a exacerbé les tensions dans le quartier, où les habitants expriment une profonde méfiance envers les forces de l’ordre.
Le 24 décembre dernier, dans le même quartier Rutens, la famille Kadima Tshimpanda a été victime d’un braquage nocturne. Les malfaiteurs ont emporté plus de 4 mille dollars américains sans faire de victimes, mais l’incident avait déjà alerté sur la vulnérabilité des résidents du Plateau des professeurs.
Il faut noter que, les proches de la victime et la communauté académique réclament une action urgente pour restaurer la sécurité, craignant que de tels actes ne deviennent la norme dans une ville où la criminalité urbaine frappe indistinctement.
HERVÉ KABWATILA































































