La situation humanitaire des déplacés internes venus de la partie sud de la ville d’Uvira notamment de Katongo, Kigongo et Kabimba, reste préoccupante. Des témoignages recueillis ce vie 02 Janvier 2025 auprès de ces déplacés font état des besoins des biens de première nécessité.
Selon ces déplacés, le manque d’hygiène, la promiscuité sont des situations qui les rendent particulièrement vulnérables aux maladies comme le paludisme, diarrhée ainsi qu’à d’autres dangers liés à l’insalubrité.
Monsieur Muendesha Lungwe, venu de Katongo avec toutes sa famille dit être avec d’autres trois familles hébergées toutes dans une salle de classe dans des conditions misérables, sans nourriture, ni objets des cuisines.
« De foi nous passons la nuit sans manger et nous manquons des habits. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide surtout en nourriture et les habits, a-t-il déclaré.
De son côté madame Aimée Ramazani Gertrude, actrice de la société civile d’Uvira fait savoir qu’une intervention urgente est nécessaire pour sauver des vies humaines.
« Ces déplacés vivent dans des conditions très précaires premièrement ils ont quitté leur milieu, ici ils n’ont rien comme moyen de subsistance et n’ont même pas d’abri et certains ont été obligés d’aller loger dans les écoles qui sont des infrastructures préparées pour une autre activité qui est l’éducation scolaire des enfants.
Face à cette situation, la Croix-Rouge de la RDC, bureau urbain d’Uvira se mobile afin de venir en aide à ces déplacés, malgré que les besoins restent énormes.
Seth Buyonde, président de cette organisation dans la ville d’Uvira précise, la situation est alarmante, les déplacés mènent une vie pénible. Il évoque également la situation des victimes de la montée des eaux du lac Tanganyika et des marais Nyangara, lié au changement climatique qui reste aussi un c’est casse-tête.
La Croix rouge envisage de mettre en œuvre une équipe d’urgence qui va faire des analyses d’études pour identifier les besoins afin de les envoyer aux partenaires pour qu’ils puissent voir comment venir en aide tant soit peu pour améliorer les conditions d’existence de la population en souffrance.
Nous mettons en œuvre quelques actions sur terrain comme assainissement du milieu, traitement de l’eau pour réduire tant soit peu les souffrances de ces déplacés », précise Seth Buyonde.
La majorité de ces déplacés qui sont des centaines des familles se trouvent à l’école primaire Ngoki et le Centre Agostino Chieppi de Kalundu et d’autres hébergés dans les familles d’accueille. Tous ils lancent un SOS aux humanitaires afin de leur venir en aide.































































