La fermeture des frontières entre la République démocratique du Congo et le Burundi a de lourdes conséquences sur les activités économiques des petits commerçants transfrontaliers, notamment dans la ville et le territoire d’Uvira. Deux mois après cette mesure, la population locale ressent durement ses effets sur le plan social et économique.
Rencontrés ce mercredi par notre rédaction, plusieurs petits commerçants affirment que leurs activités tournent aujourd’hui au ralenti. Privés des échanges transfrontaliers qui constituaient leur principale source de revenus, ils peinent désormais à subvenir aux besoins essentiels de leurs familles.
Dans la ville d’Uvira, de nombreux commerçants expliquent qu’ils vivaient essentiellement du trafic de marchandises avec le Burundi. La fermeture de la frontière de Gatumba a ainsi porté un coup sévère à leurs moyens de subsistance,
» Ce commerce nous permettait de payer le loyer et les frais scolaires de nos enfants. Mais depuis la fermeture de la frontière de Gatumba, tout est devenu difficile. Nous appelons les autorités de la RDC et du Burundi à rouvrir cette frontière, sinon nous risquons de mourir de faim » , témoigne Madame Failla, commerçante de vêtements au marché Maendeleo.
La même situation est observée dans le territoire d’Uvira, notamment à Sange, où les activités des petits commerçants avancent désormais » à pas de tortue » . Plusieurs d’entre eux déplorent le manque d’accès aux marchandises, contrairement à la période Précédent à la fermeture.
Alliance Mapenzi, encadreur des jeunes entrepreneurs dans la cité de Sange, exprime également son inquiétude face à cette situation qu’il qualifie de préoccupante.
» La fermeture de la frontière entre la RDC et le Burundi affecte gravement les jeunes entrepreneurs. Il n’y a plus de circulation des marchandises. Le capital de nombreux commerçants ne génère plus de bénéfices, il est plutôt consommé, ce qui entraîne des conséquences économiques négatives. Les échanges commerciaux d’avant n’existent plus » , explique-t-il.
Pour rappel, cela fait à peu près deux mois que les frontières entre la République démocratique du Congo et le Burundi sont fermées, une mesure dont l’impact continue de fragiliser l’économie locale et les conditions de vie des populations riveraines.






























































