Les États-Unis ont annoncé ce jeudi 08 janvier 2026 des restrictions de voyage ciblées sur 23 pays africains, obligeant leurs ressortissants à payer des cautions financières pouvant atteindre 15 000 dollars pour obtenir un visa américain. Cette mesure, présentée comme une réponse aux préoccupations en matière de sécurité nationale et d’immigration, vise à dissuader les voyages non autorisés et à garantir le respect des conditions d’entrée. Selon le département d’État américain, ces restrictions s’inscrivent dans le cadre d’une politique plus large de contrôle des flux migratoires, sans toutefois affecter les voyages essentiels ou les programmes d’échange.
Ci-dessous est repris le détail sur les nombres des nations concernées.
La liste des pays concernés comprend l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la République centrafricaine, le Malawi, la Mauritanie, la Namibie, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. Ces nations, majoritairement situées en Afrique subsaharienne et du Nord, sont désormais soumises à une évaluation renforcée des demandes de visa, incluant une caution financière non remboursable en cas de refus ou de violation des termes du séjour.
Le montant de la caution, fixé à un maximum de 15 000 dollars par individu, varie selon le type de visa demandé et le profil du demandeur. « Cette mesure vise à assurer que les voyageurs respectent les lois américaines et contribuent à l’économie locale en cas de besoin », a déclaré un porte-parole du département d’État lors d’une conférence de presse. Les fonds collectés seraient utilisés pour couvrir d’éventuels frais d’expulsion ou d’assistance sociale, bien que des critiques soulignent le caractère potentiellement discriminatoire de cette approche.
Notamment, la République démocratique du Congo (RDC) est épargnée par ces restrictions, permettant aux ressortissants congolais de continuer à voyager aux États-Unis sans aucune caution supplémentaire. Cette exemption, justifiée par des accords bilatéraux et une évaluation positive des risques, contraste avec les mesures appliquées aux pays voisins comme l’Angola ou la Zambie.
Aux États-Unis, l’administration Trump défend cette politique comme une extension des efforts post-11 septembre pour prévenir le terrorisme et l’immigration irrégulière. Des données du département de la Sécurité intérieure indiquent que ces pays figurent parmi ceux avec les taux les plus élevés de demandes de visa rejetées pour motifs de sécurité. Cependant, des experts en immigration soulignent que la caution pourrait dissuader les voyageurs légitimes, y compris les étudiants et les professionnels.
Les restrictions entrent en vigueur immédiatement pour les nouvelles demandes de visa, tandis que les visas existants restent valides jusqu’à leur expiration. Les voyageurs concernés sont invités à consulter le site officiel du département d’État pour plus de détails. Cette annonce survient alors que les États-Unis font face à une augmentation des demandes d’asile et à des débats sur la réforme de l’immigration.
HERVÉ KABWATILA































































