L’intervention d’Évariste Boshab, ancien Secrétaire Général du PPRD et constitutionnaliste de renom, replace le débat sur la révision constitutionnelle en RDC sous un angle technique et évaluatif. En suggérant de vérifier si les « objectifs assignés » par les constituants de 2006 ont été atteints, il propose un bilan de performance plutôt qu’une simple modification politique.
Pour Boshab, une Constitution n’est pas un texte sacré immuable, mais un instrument de gouvernance. Si après 18 ans, les mécanismes mis en place (décentralisation, régime politique, équilibre des pouvoirs) n’ont pas produit la stabilité ou le développement escomptés, la logique voudrait qu’on les ajuste.
» La question de savoir s’il faut ou non modifier la Constitution, on ne peut recevoir ni une réponse abrupte, comme s’il s’agissait d’une devinette, encore moins une réponse idéologique, car la Constitution du 18 février 2006 est la synthèse des idéologies qui prévalait au moment où son élaboration a été effective. On ne peut donc pas privilégier une seule, c’est pourquoi la question de la méthode de manière impérative s’invite.
Raison pour laquelle il va falloir rappeler les objectifs assignés à la Constitution par les Constituants, tout en se demandant si ces objectifs ont été atteints. » S’est il exprimé dans une vidéo parvenue à notre rédaction
Des questions pertinentes ont fait l’objet de cette matinée de scientifique autour de 20 ans de la Constitution de la RDC notamment La Constitution a-t-elle réussi à mettre fin aux cycles de rébellions ?, le découpage en 26 provinces et l’autonomie financière sont-ils effectifs ou bloqués ?, Le régime semi-parlementaire actuel permet-il une action gouvernementale efficace ou crée-t-il des blocages ?
L’approche de Boshab, bien que présentée comme une démarche scientifique, s’inscrit dans un climat de forte méfiance politique :
Le débat reste vif, divisant entre ceux qui soutiennent des réformes nécessaires et ceux qui y voient des motivations cachées, comme la volonté de briguer un troisième
JAMES KABWE






























































