La Commission de gestion (COGES) de la Ligue nationale de football (Linafoot) a sévèrement puni le TP Mazembe et le FC St Eloi Lupopo, deux clubs de Lubumbashi (Haut-katanga) évoluant dans le groupe A du championnat de national de la Linafoot première division après les incidents malheureux survenus le dimanche 08 mars dernier lors de leur match interrompu au stade TP Mazembe à Kamalondo.
Dans sa décision rendue publique, ce mercredi 11 mars 2026, la COGES a décidé la levée de la suspension de résultat et inflige un double forfait à l’endroit des deux équipes Lushois avec perte des recettes du match.
La même décision interdit momentanément aux deux équipes de recourir aux stadiers jusqu’à nouvel ordre:
D’autres décisions prises sont :
- La délocalisation de trois prochains matches qu’elles devront recevoir à domicile ;
- Le huis clos pour les trois prochains matches qu’elles doivent être reçues à Lubumbashi ;
- La prise en charge des frais de soins de santé de tous les blessés jusqu’a leur parfaite guérison;
- L’avertissement formel des deux clubs qu’en cas de récidive des faits du genre, il leur sera appliqué les dispositions impératives de l’article 80 modifié du CDF qui prévoient l’exclusion de la compétition et la relégation à la division immédiatement inférieure.
Dans la foulée, les deux clubs sont sommés au paiement d’une amende correctionnelle chacun de 15.000 dollars américains. Par contre le FC St Eloi Lupopo est aussi sommé à la réparation et/ou l’achat de tous les matériels, emblèmes, chaises, bus, voiture et autres effets du stade détruits ou emportés, tels que répertoriés à la 1ère page, et est suspendu jusqu’à l’accomplissement intégral de cette obligation tandis que le gardien de but Sénégalais du TP Mazembe Diouf Marc Philips est sommé aussi au paiement d’une amende correctionnelle de 200 dollars américains.
Selon la Commission de gestion (Coges)/ Linafoot, le match n°129, joué à Lubumbashi en date du 08 mars 2026 au stade TP Mazembe, ayant opposé le TP Mazembe au FC St Eloi Lupopo, dans le cadre de la phase retour du championnat de la Ligue I, n’est pas arrivé à son terme, suite aux incidents graves qui ont émaillé la rencontre, avant la reprise de la deuxième période, du fait d’une bagarre généralisée provoquée par les supporters de deux clubs, alors que le score était de parité, soit zéro but partout.
Selon les rapports recoupés des officiels du match, tout est parti, avant le début de la deuxième période, de l’incursion d’un supporteur du FC St Eloi Lupopo sur l’aire de jeu, qui entendait s’attaquer au gardien de but du TP Mazembe, Diouf Marc Philips, qui s’illustrait aux pratiques fétichistes dans sa zone, entre les deux poteaux, en aspergeant une substance non déterminée.
Ayant mal digéré le fait que les stadiers de TP Mazembe et quelques ramasseurs des ballons aient tenté de l’évacuer, les supporteurs de l’équipe visiteuse sont descendus sur l’aire de jeu pour opposer résistance, ce qui a poussé ceux de TP Mazembe d’entrer dans la danse, entrainant ainsi une bagarre généralisée entre les deux camps, bagarre teintée de jets de pierres et de chaises arrachées, rendant ainsi impossible la poursuite de la rencontre, après attente par les Officiels de 15 minutes réglementaires.
Ces incidents ignobles ont occasionné des dégâts matériels graves d’une part, et des coups et blessures graves ayant conduit quelques supporters (08) dans des centres hospitaliers de la place pour une prise en charge d’autre part.
La Linafoot précise qu’en termes de responsabilité directe, selon les mêmes rapports, les supporteurs du FC St Eloi Lupopo sont auteurs de casse et/ou destruction de (s), du:
- 557 chaises du stade;
- Vitres et radio du bus de BC TP Mazembe;
- Toit ouvrant de la voiture de Monsieur Didier Lopito, Trésorier de la LIFKAT;
- Six treillis situés autour de l’aire de jeu;
- Quelques dalles couvrant les terrassiers du stade ;
- Deux (02) emblèmes du TP Mazembe (Crocodile);
- Deux (02) portails et
Un (01) banc de vestiaire.
Toutefois, la COGES relève que le match pré rappelé a été interrompu des suites des incidents malheureux, situés aux antipodes de la réglementation du football, émaillés par une bagarre généralisée entre les supporteurs des deux équipes sur l’aire de jeu, la violation de la zone neutre et le jet des projectiles, avant la reprise de la deuxième période. Si le gardien de TP Mazembe s’est illustré par les pratiques fétichistes, les supporteurs du FC St Eloi Lupopo se sont distingués dans la casse et destruction des effets du stade, ainsi que d’autres effets ci-haut identifiés, les coups et blessures étant de la responsabilité partagée entre les deux clubs.
Junior Mp































































