Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin SHABANI LUKOO BIHANGO, a effectué une visite à l’École de la Police nationale congolaise (PNC) de Kasangulu, dans la province du Kongo Central, où il a animé une causerie morale auprès de 720 apprenants, soulignant l’importance de la discipline dans le cadre de la réforme de la Police.
Accompagné du Commissaire général de la PNC, Benjamin Alongaboni, de l’Inspecteur général de la PNC, Philémon Patience Mushid Yav, ainsi que de responsables des écoles de formation de la Police, le ministre SHABANI a d’abord inspecté les chantiers en cours au sein de l’établissement. Cette visite s’inscrit dans une démarche d’évaluation des conditions de formation des nouvelles recrues, alors que la République démocratique du Congo (RDC) s’emploie à renforcer ses forces de sécurité.
Lors de son allocution, le Vice-Premier ministre a mis l’accent sur la discipline comme valeur fondamentale pour tout policier. « La discipline est la pierre angulaire de l’efficacité de la Police nationale congolaise. Elle doit guider chacun de vos pas, que ce soit en formation ou sur le terrain », a-t-il déclaré devant les apprenants. Il a rappelé que cette session marque la première formation organisée après la réforme du secteur de la sécurité, adoptée dans le cadre de la loi de programmation 2026-2030.
La formation, d’une durée de neuf mois, sera complétée par un stage pratique de deux mois, avant une cérémonie officielle de prise d’armes qui consacrera l’entrée en fonction des nouveaux éléments. Selon les responsables présents, cette initiative vise à améliorer les capacités opérationnelles de la PNC, confrontée à des défis sécuritaires croissants dans le pays.
Cette visite s’inscrit dans le plan ambitieux de recrutement et de formation de 90 000 nouveaux policiers sur cinq ans, prévu par la loi de programmation de la réforme de la Police. Le gouvernement entend ainsi répondre aux besoins en sécurité publique, en particulier dans les provinces comme le Kongo Central, où les menaces liées à l’insécurité urbaine et rurale restent préoccupantes.
HERVÉ KABWATILA































































