Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a tenu jeudi 08 janvier 2026 un briefing de presse ce jour à Kinshasa pour aborder l’arrestation du secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary, intervenue plus tôt dans la journée. Cette affaire, qui suscite de vives réactions dans la sphère politique congolaise depuis plusieurs semaines, a été présentée par le ministre comme une opération menée par un service étatique doté d’un mandat spécifique, sans qu’il n’entre dans les détails opérationnels.
Dans ses déclarations, M. Ngefa a insisté sur la nécessité de mener une enquête impartiale et de garantir la légalité de toutes les procédures. « Je ne veux pas me donner un jeu de définition, d’arrestation, d’appréhension, etc., etc. Ce n’est pas la politique ici », a-t-il déclaré, soulignant que son rôle en tant que ministre ne l’autorisait pas à commenter les motifs précis de l’arrestation. Il a rappelé le contexte sécuritaire du pays : « Si un service qui a un mandat spécifique au niveau de l’État appréhende quelqu’un pour des raisons que moi je ne connais pas comme ministre de la justice, n’oublie pas que nous sommes en situation de guerre et que certaines déclarations peuvent enfreindre les lois nationales. »
Le ministre a mis l’accent sur l’importance de l’enquête : « Pour moi, ce qui est plus important, c’est que l’enquête soit menée et si la personne n’est pas guilty, on le fait. » Il a réaffirmé son engagement à veiller à ce que « toute procédure est légalisée. Toute procédure est légalisée et c’est ça que nous allons continuer à faire. » A déclaré le ministre de la justice Guillaume Ngefa.
Et d’ajouter :
« Je sais que pour des sensibilités politiques, on essaie de politiser les cas, mais en tant que ministre de la justice, je vous assure que je suis ça, puisque j’ai déjà reçu les gens de PPRD qui sont venus parler de tous ces cas et je l’ai rassuré parce que je suis le ministre de la République, je ne suis pas le ministre d’un parti politique, j’ai affaire à des compatriotes. Quand ils viennent vers moi, je les reçois sans égard de leur appartenance politique, tribale ou autre. » A dit-il
Signalons que, l’arrestation de M. Ramazani Shadary, figure politique de premier plan et ancien ministre, intervient dans un climat de tensions politiques accrues en République démocratique du Congo, où les accusations de corruption et de trahison se multiplient. Des sources proches du dossier indiquent que l’enquête pourrait être liée à des allégations de collusion avec des groupes armés, bien que le ministre ait refusé de confirmer ou infirmer ces informations. Cette affaire continue de diviser l’opinion publique et les partis politiques, certains y voyant une manœuvre politique, d’autres une mesure nécessaire pour la sécurité nationale.
HERVÉ KABWATILA































































