L’opposant politique Seth Kikuni, ancien candidat aux élections présidentielles de 2018 et 2023, a quitté clandestinement le territoire de la République Démocratique du Congo (RDC), annonce un communiqué du Cadre de Concertation des forces politiques et sociales.
Ce communiqué, signé par Michel Mwika Banza, coordonnateur et porte-parole de la structure, indique que Seth Kikuni a été la cible d’une « procédure arbitraire à caractère politique », en lien avec une lettre de l’Auditeur général adressée au Procureur général près la Cour de cassation.
« Grâce à une opération discrète, coordonnée et courageuse, Seth Kikuni a pu quitter le territoire national et se trouve actuellement en lieu sûr, où son intégrité physique et morale est pleinement préservée », a déclaré Michel Mwika qui salue « une opération de sauvetage délicate réalisée dans un contexte de fortes menaces et de graves violations des libertés fondamentales ».
Membre du mouvement « Sauvons la RDC », proche de l’ancien président Joseph Kabila, Seth Kikuni avait été arrêté en septembre 2024, et condamné à 12 mois de prison pour « incitation à la désobéissance civique et propagation de faux bruits » lors d’un échange avec des militants de son parti à Lubumbashi.
Bénéficiaire d’une liberté conditionnelle depuis mars 2025, le président de PISTE pour l’émergence a été interpellé à l’aéroport de Ndjili le 17 octobre par des agents de la Direction générale de migration (DGM), de la Détection militaire des activités anti-patrie (Demiap) et de l’Agence nationale de renseignements (ANR), à son retour d’une réunion politique à Nairobi, où il participait au lancement du mouvement « Sauvons la RDC », un bloc de l’opposition initié par Joseph Kabila, que le pouvoir en place accuse de vouloir déstabiliser les institutions.
Ce départ pour l’exil intervient dans un contexte où le pays s’apprête à organiser un dialogue inclusif face à une crise multidimensionnelle qui frappe le pays notamment la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est.
Seth Kikuni rejoint ainsi la longue d’opposants politiques poussés en exil notamment Moïse Katumbi, Matata Ponyo, Franck Diongo et consorts.
Mont Carmel NDEO































































