À peine cinq pour cent des chauffeurs exerçant à Kinshasa sont en règle avec le paiement des taxes et la détention des documents automobiles exigés par le gouvernement provincial. Cette révélation a été faite mercredi 28 janvier 2026 par le président provincial de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), au cours d’un entretien téléphonique avec la rédaction de Foxtime.cd qui plaide pour une mesure de grâce en faveur des conducteurs.
Selon Kakule, président provincial de l’ACCO, ce faible taux de conformité reflète les difficultés auxquelles sont confrontés les chauffeurs de la capitale congolaise. « Selon les statistiques, seulement 5 % de chauffeurs remplissent toutes les conditions requises. Ce chiffre est vraiment minime, d’où notre demande au gouverneur de la ville d’accorder une mesure de grâce pour que tous les chauffeurs puissent se mettre en règle avec les taxes et documents exigés. Même un mois serait suffisant pour que chacun puisse se préparer correctement », a-t-il déclaré.
Le responsable de l’ACCO estime qu’une application stricte et immédiate des mesures fiscales risquerait d’entraîner des perturbations dans la circulation et dans le fonctionnement du transport urbain. Il recommande plutôt une approche progressive.
À cet effet, Kakule suggère que le paiement des taxes soit étalé dans le temps, en attendant que l’exécutif provincial mette effectivement en circulation des bus destinés à la classe moyenne. Cette mesure, selon lui, permettrait de réduire la pression sur les chauffeurs de transport en commun et d’assurer une meilleure fluidité du trafic dans la ville.
Pour l’instant, aucune réaction officielle du gouvernement provincial n’a été enregistrée à la suite de cette requête. Toutefois, la question de la régularisation des chauffeurs demeure un enjeu majeur pour l’organisation du transport urbain à Kinshasa, une mégapole confrontée à d’importants défis de mobilité.
HERVÉ KABWATILA































































