Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a exprimé, samedi, sa profonde solidarité envers les familles des victimes de l’éboulement survenu sur le site minier de Luwowo, situé dans le périmètre de Rubaya, territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, à l’est du pays. Le drame aurait coûté la vie à au moins 200 civils, majoritairement des creuseurs artisanaux, selon un communiqué officiel.
Dans ce document, dont une copie consultée par la rédaction de Foxtime.cd ce dimanche 01 février 2026, les autorités congolaises qualifient cette tragédie de « conséquence directe de l’exploitation sauvage et illégale imposée aux populations civiles ». Elles rappellent que le site minier de Rubaya est classé en zone rouge, un statut qui interdit formellement toute activité d’exploitation minière en raison de l’insécurité persistante.
Le Gouvernement accuse par ailleurs le Rwanda et le mouvement armé M23-AFC d’y orchestrer « un système organisé de pillage des ressources naturelles », contribuant à alimenter une économie de guerre dans la région. Selon Kinshasa, cette exploitation illégale se déroule dans un contexte d’occupation armée, en violation des lois nationales et du droit international.
Face à l’ampleur du drame, les autorités ont réaffirmé leur détermination à établir les responsabilités à travers les mécanismes judiciaires compétents.
Elles ont également lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle prenne « la pleine mesure de cette tragédie humaine », présentée comme une conséquence directe de l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RDC.
La région de Masisi, riche en minerais stratégiques, est régulièrement le théâtre d’affrontements armés et d’activités minières clandestines, exposant les populations locales à de graves risques sécuritaires et humanitaires.
HERVÉ KABWATILA































































