Le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est officiellement prononcé en faveur d’un dialogue national inclusif pour répondre à la crise multiforme qui secoue le pays, avec pour point d’orgue la guerre dans l’est.
Lors d’une rencontre avec le corps diplomatique accrédité à Kinshasa, le Chef de l’État a justifié sa décision par la nécessité de préserver l’union nationale et de consolider la cohésion autour des valeurs communes.
« L’unité nationale s’impose plus que jamais comme une exigence fondamentale. C’est pourquoi nous réaffirmons notre ouverture à un dialogue entre Congolais : un dialogue apaisé, inclusif, résolument destiné à renforcer la cohésion nationale, tout en respectant les institutions issues du suffrage universel », a déclaré le Président Tshisekedi.
Dans cette optique, il a salué l’implication de João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d’Angola, pour son engagement constant et son sens de l’équilibre en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs.
Cependant, le président Tshisekedi a tracé des lignes rouges notamment la tenue de ce dialogue sur le territoire congolais et respecter les institutions établies.
« Si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois de la République et des règles démocratiques qui fondent notre pacte national. Je le dis avec la même clarté : ce dialogue intérieur, aussi nécessaire soit-il, ne saurait être un substitut aux obligations internationales. Il ne peut pas être invoqué pour relativiser une agression ni pour diluer des responsabilités établies », a-t-il ajouté.
De plus, le président congolais a réaffirmé son engagement à rendre justice aux victimes des atrocités commises par des groupes armés, notamment l’AFC-M23, responsable de graves violations des droits humains, y compris des exécutions sommaires et des viols.
« Comme je l’ai dit lors de mon dernier discours sur l’état de la nation devant le Parlement en session plénière, la justice suivra son cours normal avec rigueur, jusqu’au bout et sans complaisance, afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés en raison de l’agression. Donc, oui au dialogue, mais pas avec ceux qui ont perpétré des crimes contre notre population », a-t-il martelé.
En prélude à ce dialogue réclamé par la classe politique congolaise, l’Angola, qui préside l’Union africaine, a déjà engagé des démarches diplomatiques. Le président Lourenço a notamment reçu des responsables de la CENCO-ECC à Luanda, et le chef de la diplomatie angolaise, Tete Antonio, a pris contact avec des opposants politiques à Kinshasa.
Mont Carmel NDEO































































