Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public, Jean-Pierre Lihau, a annoncé que le gouvernement prévoit de retirer un effectif minimum de 10 000 agents de carrière des services publics de l’État d’ici 2026.
Devant les secrétaires, inspecteurs et directeurs généraux, le responsable de la Fonction publique a souligné que cet engagement gouvernemental vise à rajeunir les ressources humaines en ouvrant l’Administration publique aux nouvelles générations, sur la base du mérite.
« Notre administration souffre d’un lourd passif d’agents éligibles à la retraite, estimés à 314 000, parmi lesquels plusieurs coulant sur le poids de l’âge, incapables même de se déplacer. La retraite est donc un impératif pour lequel nous devons fournir beaucoup d’efforts. Pour 2026, nous visons un objectif minimum de 10 000 départs et un objectif maximum de 30 000 », a déclaré Jean-Pierre Lihau.
Pour atteindre ces objectifs, le VPM de la Fonction publique a appelé à l’implication des secrétaires, inspecteurs et directeurs généraux dans le processus de retraite, notamment lors de la vérification des listes des agents éligibles.
« Chaque chef de service doit disposer, notamment par le biais de son DRH et des chefs de division provinciale, d’éléments administratifs fiables », a-t-il ajouté.
Dans cette optique, Jean-Pierre Lihau a également insisté sur la nécessité de vulgariser et de mettre en œuvre la réforme du cadre juridique de la Fonction publique, promulguée le 1er juillet 2025.
Selon le VPM, cette réforme, qui modifie et complète celle de 2016 portant sur le statut des agents de carrière des services publics de l’État, met fin aux phénomènes de nouvelles unités (NU), non payés (NP) et non affectés (NA).
« Cette réforme tord le cou à ces phénomènes scandaleux et immoraux grâce à l’instauration d’un système de gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences. Elle introduit également la contractualisation dans la fonction publique », a-t-il expliqué.
Le ministre a promis d’appliquer une règle de « tolérance zéro » à ces fléaux qui gangrènent l’administration publique, en alignant ces derniers sur les avantages et primes dont bénéficient les agents et fonctionnaires de l’État titulaires de numéros matricules.
Parallèlement, il a annoncé que le gouvernement envisage de régulariser la situation des Nouvelles Unités existant avant décembre 2022.
« Des dispositions doivent cependant être prises pour éviter la fraude, la malhonnêteté et le trafic sur les listes », a-t-il préconisé.
Jean-Pierre Lihau a également affirmé que l’identification biométrique des agents rétardataires se poursuivra au sein de différentes administrations, notamment dans les provinces et les Établissements Territoriaux Décentralisés (ETD).
« Les agents identifiés et inscrits dans le Fichier de Référence de l’Administration Publique (FRAP) seront rémunérés. Tous les autres seront désactivés, mais nous laissons une année pour rattraper ceux qui sont rattrapables », a conclu le VPM de la Fonction publique.
Mont Carmel NDEO































































