Modeste Bahati Lukwebo, figure influente de l’Union Sacrée et deuxième vice-président du Sénat, a exprimé une position ferme et critique face au projet de changement ou de révision de la Constitution en République Démocratique du Congo.
Il affirme que le pays n’a pas un problème de textes juridiques, mais plutôt un problème d’hommes chargés de les appliquer. Selon lui, l’arsenal légal actuel est suffisant pour assurer le bon fonctionnement des institutions.
Dans la même sortie médiatique, le président de l’AFDC a directement fait un « tacle » à José Mpanda Kabangu, actuel ministre des Postes et Télécommunications, initiateur du slogan « Félix Tshisekedi n’a pas de mandat, il a une mission », en affirmant que la mission n’est pas « illimitée ». Il souligne le caractère sacré des verrous constitutionnels face aux partisans d’une présidence à vie ou d’un troisième mandat.
« Moi je dis que c’est leur position, c’est leur souhait, lorsqu’ils disent que le Président n’a pas de mandat, le Président a une mission. Moi je dis que ça engage leur responsabilité. Moi je suis républicain, je sais que le Président a un mandat jusqu’en 2028. » dit-il sans son point de presse
Et de poursuivre :
» le Président lui-même reste républicain et respectueux. La Constitution, c’est la base légale de toute action en République démocratique du Congo. Donc, il ne faut pas suivre les courtisans. Parmi ces courtisans, il y a même des collègues, des professeurs, Quand on aime son chef, on lui dit la vérité et j’ai eu à lui dire à maintes reprises que le pays n’a pas un problème de texte. Le pays a un problème d’ordre. » A-t-il conclu
Cette sortie médiatique illustre des divergences internes au sein de la coalition au pouvoir, où certains ténors commencent à marquer leur territoire pour la succession ou pour la protection de l’ordre démocratique établi.
JAMES KABWE




























































