Un désaccord public a éclaté au sein du Bureau du Sénat en République démocratique du Congo au sujet du débat sur la révision constitutionnelle, opposant le deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, au questeur adjoint, Pascal Omana Bitika.
Alors que Bahati Lukwebo, s’oppose à l’idée de changement de la constitution en arguant que « le pays ne souffre pas d’un manque de textes juridiques, mais d’un problème d’hommes chargés de les appliquer, » tout en qualifiant de « flatteurs » ceux qui encouragent une extension du mandat présidentiel au-delà de 2028, son collègue Bitika ne l’entend pas ainsi. Connu pour sa réserve de parole légendaire, l’élu de Kindu soutient l’idée d’une adaptation de la loi fondamentale.
« J’estime qu’une révision s’impose. Ce texte, élaboré dans un contexte politique particulier marqué par les influences de l’ancienne mouvance mobutiste et de certains acteurs issus de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), mérite aujourd’hui une actualisation en adéquation avec les réalités institutionnelles et les aspirations contemporaines de notre Nation. » a-t-il écris sur son compte X
Cette divergence illustre une fracture au sein de l’Union sacrée de la nation, la plateforme de la majorité présidentielle, où les avis divergent sur l’opportunité de modifier les règles du jeu institutionnel.
Le Questeur adjoint du Sénat a par ailleurs invité les acteurs politiques enclins à la polémique à faire preuve de retenue et de hauteur d’esprit.
« La politique est, par essence, dynamique ; elle évolue au rythme des mutations sociales et institutionnelles. » a-t-il conclu
JAMES KABWE



























































