Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a une fois de plus évoqué la situation de ses ressortissants dans les pays du Moyen-Orient, alors que la guerre s’intensifie suite aux frappes américano-israéliennes en Iran et à la réponse du régime des mollahs, qui cible toutes les bases militaires des États-Unis et d’Israël dans la région du Golfe, notamment les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït, Oman et le Bahreïn.
Lors de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 6 mars, la Première ministre Judith Suminwa a assuré qu’aucune victime congolaise n’a été signalée dans les pays concernés.
« Le gouvernement suit avec attention et préoccupation, à travers le ministère des Affaires étrangères et nos missions diplomatiques, l’évolution de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, marquée par des échanges de tirs dans plusieurs pays de la région. Une attention particulière est accordée à nos compatriotes présents dans ces pays, qu’il s’agisse de résidents ou de ressortissants congolais de passage pour des raisons professionnelles, commerciales ou personnelles. Selon les informations transmises par les Affaires étrangères, aucune victime congolaise n’a été signalée », a déclaré la Première ministre, citée par le porte-parole du gouvernement.
Cependant, la cheffe du gouvernement congolais a révélé que les capacités d’assistance directe, notamment l’évacuation, sont limitées en raison de restrictions, y compris la fermeture de l’espace aérien dans certains pays touchés par les frappes.
« Dans plusieurs de ces pays, l’espace aérien reste partiellement ou totalement fermé, rendant ainsi toute opération d’évacuation difficile à ce stade. Par ailleurs, certaines autorités locales ont instauré des mesures de restriction de déplacement et de protection des populations civiles afin de limiter leur exposition aux risques d’attaque. Dans ce contexte, les possibilités d’assistance directe restent limitées », a-t-elle ajouté.
Face à cette situation, Judith Suminwa a précisé que le suivi assuré par les missions diplomatiques congolaises vise à faciliter une réaction rapide dès que les conditions seront réunies.
À la suite des mises à jour régulières de la situation, la Première ministre a demandé à la ministre des Affaires étrangères de recueillir des informations relatives aux ressortissants congolais au Moyen-Orient et d’évaluer les capacités de représentation diplomatique dans la région.
Sur la base de ces informations, elle a demandé l’élaboration de recommandations concernant les modalités d’assistance renforcée qui pourraient être envisagées afin de permettre au gouvernement de réagir de manière appropriée selon l’évolution de la situation.
Mont Carmel NDEO




























































