La République Démocratique du Congo a confirmé sa participation au Sommet Mondial sur l’énergie nucléaire, prévu le 10 mars 2026 à Paris. L’annonce a été faite par la ministre de l’Enseignement supérieur, de l’Université, de la Recherche scientifique et des Innovations, Marie-Thérèse Sombo Ayanne, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, tenue le 6 mars dernier.
Ce sommet, le deuxième du genre, est organisé sous l’initiative de la France en collaboration avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA). Il rassemblera plus de 60 chefs d’État autour du rôle stratégique du nucléaire face aux défis climatiques, énergétiques et industriels.
Dans sa note, la ministre de la Recherche scientifique a souligné l’importance pour la RDC de réaffirmer son statut d’acteur historique et crédible du nucléaire civil en Afrique.
Marie-Thérèse Sombo Ayanne a également mis l’accent sur la nécessité de moderniser et de relancer les infrastructures nucléaires du pays.
Selon elle, l’objectif est d’attirer des partenariats stratégiques et des financements internationaux tout en renforçant la sûreté et la sécurité nucléaires, conformément aux standards de l’AIEA.
En marge de ce sommet, Kinshasa attend mettre en avant ses atouts afin d’éviter toute marginalisation de la RDC dans le cadre de la recomposition du leadership régional.
La République démocratique du Congo dispose d’un centre de recherche nucléaire vieux de plus de 60 ans. Le Centre Régional d’Études Nucléaires de Kinshasa (CREN-K), situé sur le site de l’Université de Kinshasa, est le premier réacteur nucléaire de recherche d’Afrique, inauguré en 1959.
Exploitant le réacteur TRICO II (1 MW) depuis 1973, le centre est à l’arrêt depuis 1994 faute de moyen.
L’ancien Commissaire général à l‘énergie atomique, le professeur Vincent Lukanda (décédé) avait souligné que le redémarrage de cette centrale nucléaire nécessitait 3 millions de dollars américains.
Depuis 2023, sous la supervision du Président Félix Tshisekedi Tshilombo, des efforts ont été consentis pour assurer la reprise de la recherche et des applications pacifiques du nucléaire mais sans grands effets.
Parallèlement, le pays abrite d’importantes réserves d’uranium, matière première essentielle à la fabrication d’énergie nucléaire.
Historiquement, le site de Shinkolobwe dans la province du Haut-Katanga a même fourni l’uranium utilisé dans le cadre du tristement célèbre projet Manhattan durant la Seconde Guerre mondiale pour la fabrication des premières armes nucléaires.
Mont Carmel NDEO




























































