Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté, vendredi, un projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de paix signé avec le Rwanda le 27 juin 2025 à Washington.
Présenté au Conseil des ministres par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, ce texte sera soumis à l’Assemblée nationale à la rentrée parlementaire, soit huit mois après sa signature par les ministres des Affaires étrangères des deux pays.
Cette initiative fait suite à la ratification de l’accord par le Parlement rwandais, qui s’est prononcé en faveur du texte dès le 17 juillet, soit près d’un mois après sa signature. Cette ratification souligne l’importance de l’accord comme étape majeure pour résoudre les préoccupations sécuritaires du Rwanda et rétablir la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Signé par Thérèse Kayikwamba et Olivier Nduhungirehe, cet accord marque, selon les deux pays, la fin d’une période de tensions qui a duré plus de trente ans. Il a été obtenu grâce à la médiation des États-Unis et repose sur des principes énoncés dans une déclaration signée en avril 2025.
Ce document inclut le respect mutuel de l’intégrité territoriale, la cessation des hostilités dans la région des Grands Lacs, le retrait progressif des troupes étrangères du sol congolais, l’arrêt du soutien aux groupes armés et la levée des mesures de sécurité imposées par Kigali.
La mise en œuvre de cet accord de paix vise également à renforcer la coopération multilatérale tout en favorisant le développement économique et la stabilité régionale.
Cependant, neuf mois après la signature, le bilan de cet accord est mitigé. Le Rwanda a continué d’appuyer les rebelles de l’AFC-M23 dans la conquête de nouveaux territoires.
Face à ces violations, les États-Unis ont sanctionné des responsables de l’armée rwandaise (RDF) pour leur implication directe dans les conflits à l’est du Congo, malgré les engagements pris. En sus de ces sanctions, l’administration Trump envisage d’imposer des restrictions de visas à ces responsables.
De son côté, Kigali dénonce ces sanctions comme unilatérales, accusant la RDC de ne pas respecter tous ses engagements, notamment en ce qui concerne la neutralisation des combattants des FDLR.
En République démocratique du Congo, cet accord, censé mettre fin à la guerre dans l’est, n’a jamais fait l’unanimité. L’opposition a régulièrement critiqué le volet économique de l’accord, qui, selon elle, permet à l’agresseur, le Rwanda, d’accéder aux ressources du pays.
Mont Carmel NDEO




























































