L’opposant Prince Epenge s’est prononcé contre la révision ou le changement de la Constitution de la République Démocratique du Congo.
La position du président national du parti politique ADD Congo et porte-parole de la coalition d’opposition Lamuka survient après la prise de position publique du camp présidentiel, majoritaire à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Dans une déclaration faite à FOXTIME.CD, l’opposant accuse l’Union sacrée de jouer le jeu du Rwanda en forçant la main pour initier une réforme constitutionnelle.
Prince Epenge estime que cette initiative du régime au pouvoir pourrait légitimer la guerre d’agression dans l’est du pays, ainsi que le combat de l’ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Corneille Nangaa, devenu chef de la rébellion AFC-M23.
« Si l’UDPS persévère dans la voie inconsciente de changer la constitution, elle va non seulement légitimer la guerre mais aussi faire de Nanga un héros national », a-t-il déclaré.
Le porte-parole de Lamuka a mis en garde contre le risque d’implosion du pays.
« L’UDPS risque de conduire le pays dans une guerre civile. Il est temps que le Peuple se lève pour dire stop », a averti le président de l’ADD Congo.
En République Démocratique du Congo, l’Union sacrée de la Nation, majoritaire au parlement, a officialisé sa position en faveur du changement de la Constitution afin de prolonger le dernier mandat du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui doit en principe prendre fin en 2028.
Ces derniers jours, des cadres de la famille politique du Chef de l’État ont multiplié les meetings populaires pour sensibiliser la population à cette cause. Parmi eux, le président intérimaire du parti présidentiel, Augustin Kabuya, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, le secrétaire permanent de l’USN, André Mbata, ainsi que des membres du gouvernement comme José Mpanda et Didier Budimbu.
« Je suis pour le changement de la Constitution. Les élections de 2028 se feront avec une nouvelle Constitution. Il n’y a que la Bible que l’on ne change pas », a affirmé Mboso, membre du présidium de l’Union sacrée.
Dans cet élan, Kabuya a rappelé que tous les régimes ont révisé la Constitution, et que l’UDPS n’entend pas faire exception.
« Mobutu a révisé la Constitution 17 fois ; Laurent-Désiré Kabila l’a modifiée trois fois ; Joseph Kabila a également amendé la Constitution en passant de deux tours à un tour. Soyez calmes, nous allons toucher à la Constitution », a déclaré le patron de l’UDPS.
Bien que l’Union sacrée ait choisi de modifier la Loi suprême, un membre du présidium s’y oppose catégoriquement. Il s’agit de Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, qui a souligné que le Chef de l’État a un mandat limité qui prendra fin en 2028.
Mont Carmel NDEO




























































