L’onde de choc du conflit au Moyen-Orient atteint l’Est de la République Démocratique du Congo. À Beni, les répercussions de la guerre en Iran se font déjà sentir à la pompe. En l’espace de quelques jours, le prix du litre d’essence a plus que doublé, plongeant la population dans une nouvelle crise économique.
Alors qu’il se négociait encore autour de 2 800 FC il y a peu, le litre de carburant s’achète désormais à 5 000 FC dans certaines stations-services de la ville. Chez les revendeurs informels, communément appelés « Kadhafi », le prix se négocie entre 7000 FC -8000 FC. Cette augmentation brutale de plus de 110 % est directement liée à l’instabilité mondiale des cours du pétrole provoquée par l’escalade militaire entre l’Iran et les puissances occidentales.
La cause principale de cette flambée est la menace qui pèse sur le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole, est au cœur des hostilités. Les experts redoutent une fermeture prolongée qui couperait les circuits d’approvisionnement mondiaux.
En RDC, et particulièrement dans le Grand Nord-Kivu, la dépendance aux importations pétrolières via l’Afrique de l’Est (Kenya et Ouganda) rend la région extrêmement vulnérable aux moindres secousses du marché international.
À Beni, cette crise énergétique ne tarde pas à se transformer en crise sociale :
Transports : Le prix des courses en taxi-moto, principal moyen de déplacement, a doublé, passant de 1 000 FC à 2 000 FC pour les trajets courts.
Les transporteurs de marchandises, payant le carburant plus cher, répercutent déjà ces coûts sur les produits de première nécessité (farine, huile, sucre).
Le Bureau de coordination de la société civile locale et plusieurs mouvements citoyens appellent le gouvernement provincial et national à intervenir. Ils plaident pour une régulation stricte des stocks disponibles afin d’éviter la spéculation sauvage des opérateurs économiques.
Dans la ville de Goma, un litre du carburant se vende à 3200FC et dans la ville Bukavu, un litre est passé de 2800 FC à 3000FC.
La rédaction



























































